Le tableau I.8 du rapport PISA 2025 mesure le sentiment de capacité personnelle des élèves à susciter des changements sur le plan environnemental — leur conviction que ce qu’ils font individuellement peut avoir un effet. L’indice est standardisé et centré sur la moyenne de l’OCDE, fixée ici exactement à 0,00 ; un écart de 1 vaut un écart-type.
L’Albanie domine très largement (+0,82), devant les provinces chinoises de Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (+0,60), la Corée (+0,43), l’Arabie saoudite et l’Indonésie (+0,40), les Émirats arabes unis (+0,38), Singapour et l’Ouzbékistan (+0,35) et le Portugal (+0,32).
La France n’est que 70e sur 89 avec −0,07, sous la moyenne de l’OCDE. Le bas du classement est presque entièrement européen : les Pays-Bas ferment la marche (−0,41), précédés de la Pologne (−0,31), de la République tchèque (−0,24), du Danemark (−0,23), de la Belgique (−0,17), du Luxembourg et de la Bulgarie (−0,12), de la Norvège (−0,11) et de la Finlande (−0,10). Le Royaume-Uni est 77e, malgré un score en sciences de l’environnement de 513 points.
Cet indice n’a aucun rapport avec ce que les élèves savent. Sa corrélation avec le score en sciences de l’environnement est de +0,03, et de +0,05 avec le score global en sciences. Il ne prolonge pas non plus vraiment l’indice de sensibilisation, avec lequel il n’est lié qu’à +0,37, alors que celui-ci suit le niveau à +0,71. Savoir et se sentir capable d’agir sont deux dimensions distinctes.
En revanche, il s’insère très étroitement dans le bloc de l’engagement : +0,83 avec le sentiment d’efficacité collective — de loin la corrélation la plus forte de toute cette série PISA —, +0,60 avec les occasions d’apprentissage en classe sur les questions environnementales, +0,48 avec le souhait de contribuer à la protection de l’environnement dans son futur emploi et +0,47 avec la participation effective à une activité liée à l’environnement. Ce que mesure cette colonne, c’est une disposition à agir, cohérente avec les autres mesures d’engagement et indépendante du niveau scolaire.
Deux pays échappent à cette séparation : la Corée (3e, +0,43, pour 522 points) et Singapour (7e, +0,35, pour 561 points) combinent un niveau élevé et un fort sentiment de capacité à agir. À l’inverse, l’Albanie, première du classement, n’obtient que 431 points.
L’indice est enfin négativement lié à l’écart social (−0,33) : les systèmes où les élèves se sentent le plus capables d’agir sont aussi ceux où l’écart entre élèves favorisés et défavorisés est le plus réduit.
Note méthodologique : l’indice provient du questionnaire élève et mesure une perception, sensible aux habitudes de réponse propres à chaque pays — la position basse de l’Europe occidentale doit se lire avec cette réserve. Les États-Unis et le Cambodge ne disposent pas de donnée pour cette colonne. Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Les corrélations décrivent des associations statistiques et n’établissent aucune causalité. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.8, septembre 2026.