ÉDUCATION · PISA · ENVIRONNEMENT · 2025
Classement des pays par indice de sensibilisation des élèves aux enjeux environnementaux au PISA 2025 – 90 pays et territoires

Le tableau I.8 du rapport PISA 2025 mesure l’indice de sensibilisation des élèves aux enjeux environnementaux — leur capacité déclarée à identifier et à expliquer des problèmes tels que le changement climatique, la perte de biodiversité ou la gestion des déchets. L’indice est standardisé : 0 correspond au point de référence de l’échelle OCDE et un écart de 1 vaut un écart-type. La moyenne de l’OCDE s’établit à −0,14.
Les provinces chinoises de Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang arrivent en tête (+0,54), devant l’Albanie (+0,43), la Türkiye (+0,39), Singapour (+0,37) et le Royaume-Uni (+0,35). Malte (+0,30), le Portugal (+0,28) et l’Irlande (+0,22) complètent le premier groupe.
La France se situe au 23e rang sur 90 avec −0,04, au-dessus de la moyenne de l’OCDE et juste derrière l’Allemagne (−0,03, 22e). Elle devance l’Italie (−0,09), le Danemark (−0,13), la Finlande (−0,15), la Belgique (−0,23), la Pologne (−0,27), l’Espagne (−0,32) et les Pays-Bas (−0,39). Seuls 34 pays sur 90 dépassent la moyenne de l’OCDE.
C’est la seule colonne d’attitude du tableau I.8 qui suit réellement le niveau des élèves. Sa corrélation avec le score en sciences de l’environnement atteint +0,71, et +0,74 avec le score global en sciences. Les autres colonnes du tableau — participation à une activité, souhait de contribuer dans son futur emploi, occasions d’apprentissage en classe — sont, elles, négativement liées aux résultats.
Ce contraste s’explique par ce que mesure chaque colonne. La sensibilisation porte sur une connaissance déclarée : savoir de quoi il s’agit. Les autres portent sur un engagement : agir, vouloir en faire un métier. Savoir et agir ne vont pas de pair d’un pays à l’autre — la corrélation entre la sensibilisation et la participation effective à une activité environnementale n’est que de −0,11.
Deux exceptions méritent d’être relevées. Le Japon n’est que 65e (−0,42) alors qu’il obtient le 5e score mondial en sciences de l’environnement (536 points) ; les Pays-Bas sont 61e (−0,39) pour 483 points. À l’inverse, l’Albanie est 2e du classement avec seulement 431 points de score. Comme partout dans cette série, une mesure auto-déclarée reste sensible aux habitudes de réponse propres à chaque pays.
Le bas du classement réunit la Région du Kurdistan (−0,99), Dushanbe (−0,97), l’Autorité palestinienne (−0,90), le Paraguay (−0,89) et l’Argentine (−0,76).
Note méthodologique : l’indice provient du questionnaire élève et mesure une perception de ses propres connaissances, non un savoir testé — contrairement au score en sciences de l’environnement, qui repose sur des items d’évaluation. Les États-Unis ne disposent pas de donnée pour cette colonne. Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Les corrélations décrivent des associations statistiques et n’établissent aucune causalité. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.8, septembre 2026.








