ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT · EAU · MONDE · 2018
Carte du monde de la part de l’industrie dans les prélèvements d’eau en 2018
Faites glisser la carte vers la gauche ou la droite pour voir tous les pays.

Cette carte montre la part de l’industrie dans l’eau douce prélevée par chaque pays dans ses rivières, ses lacs et ses nappes. L’industrie comprend ici les usines, les mines et surtout les centrales électriques thermiques et nucléaires, qui prélèvent de grandes quantités d’eau pour leur refroidissement avant d’en rendre l’essentiel aux rivières. Le reste des prélèvements va à l’agriculture et aux réseaux municipaux. D’après AQUASTAT, la base de données de la FAO diffusée par la Banque mondiale, la valeur médiane des 179 pays renseignés n’est que de 7,7 % en 2018, dernière année publiée, pour une moyenne de 18,5 %. La carte reprend les données du classement des pays par part des prélèvements d’eau utilisée par l’industrie.
L’Europe et l’Amérique du Nord en tête. L’Estonie (95,8 %), dont l’électricité vient surtout de centrales au schiste bitumineux, devance la Slovénie (81,9 %), la Belgique (80,4 %), le Canada (78,5 %), l’Autriche (77,2 %), la Hongrie (74,5 %), les Pays-Bas (72,0 %) et la Finlande (71,4 %). La France se classe 15e sur 179 avec 69,1 % : le refroidissement de ses centrales nucléaires pèse bien plus que l’irrigation (10,9 %) et les réseaux municipaux (20,0 %). Suivent la Pologne (64,9 %), l’Allemagne (62,1 %) et la Suède (56,6 %), puis les États-Unis (47,2 %) et la Russie (44,8 %). L’évolution française est retracée dans la série 1987-2018 des prélèvements industriels en France.
Ailleurs, l’agriculture prélève l’essentiel. En Italie (22,5 %), en Chine (22,3 %), en Espagne (19,1 %), au Japon (13,9 %) ou au Royaume-Uni (12,0 %), l’industrie ne représente déjà plus qu’une part minoritaire. Dans les grands pays irrigants, elle devient marginale : 7,0 % en Égypte, 2,2 % en Inde, 0,8 % au Pakistan, 0,1 % au Mali et en Somalie. Six petits pays, dont Monaco, Djibouti, la Grenade et Sainte-Lucie, ne déclarent aucun prélèvement industriel.
Note méthodologique : les parts dépendent autant des autres usages que de l’industrie elle-même : un pays qui irrigue peu affiche mécaniquement une part industrielle élevée. Les volumes totaux sont présentés dans le classement des prélèvements totaux d’eau douce, la valeur produite par l’eau de l’industrie dans la carte de l’efficacité de l’eau dans l’industrie, et la part de l’agriculture dans la carte des prélèvements agricoles. Les pays en gris, comme Brunei, Taïwan ou le Kosovo, n’ont pas de donnée. Les petits États, invisibles à l’échelle du monde, sont signalés par un point. Source : FAO (AQUASTAT), via la Banque mondiale (CLEAR Water) ; fond de carte : Natural Earth (domaine public).








