Écart de score entre élèves autochtones et immigrés au PISA 2025

ÉDUCATION · PISA · IMMIGRATION · 2025

Écart de score en sciences entre élèves autochtones et immigrés au PISA 2025 – 88 pays et territoires

72 sur 88pays où les élèves autochtones devancent les élèves immigrés
+43 pointsl’écart moyen dans l’OCDE (497 contre 455)
France#26 sur 88 – écart de +57 points (502 contre 445)
−94 pointsaux Émirats arabes unis, où les immigrés devancent largement
Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.2 · septembre 2026France Statistiques

Le tableau I.2 du rapport PISA 2025 compare le score en sciences des élèves autochtones et des élèves issus de l’immigration. Ce classement reprend la colonne « différence entre les élèves autochtones et ceux immigrés » : une valeur positive signifie que les élèves autochtones obtiennent de meilleurs résultats.

Dans l’OCDE, l’écart moyen est de +43 points en faveur des élèves autochtones (497 contre 455). Sur les 88 pays et territoires disposant des deux mesures, 72 présentent un écart favorable aux autochtones, 15 un écart favorable aux élèves immigrés, et un pays — le Royaume-Uni — affiche une égalité parfaite (517 contre 517).

La France se situe au 26e rang avec un écart de +57 points (502 points pour les autochtones, 445 pour les immigrés). L’écart y est donc plus marqué que la moyenne de l’OCDE, de 14 points. Rapporté au repère habituel — une année de scolarité vaut de 20 à 30 points sur l’échelle PISA —, cela représente approximativement deux années de retard.

Les écarts les plus importants concernent la Mongolie (+111), les Philippines et la Corée (+101 chacune), la Finlande (+88) et le Liban (+87). Le cas finlandais mérite attention : réputée pour l’équité de son système, la Finlande affiche ici l’un des écarts les plus importants d’Europe, avec 517 points pour les autochtones contre 429 pour les élèves immigrés.

À l’inverse, plusieurs pays du Golfe présentent un écart nettement favorable aux élèves immigrés : Émirats arabes unis (−94), Qatar (−85), Brunei (−46), Arabie saoudite (−38). La composition de l’immigration y explique l’essentiel du résultat : il s’agit largement de populations expatriées qualifiées, scolarisées dans des établissements internationaux — une situation sans rapport avec celle des pays européens.

Note méthodologique : l’écart est présenté dans le sens indiqué par l’intitulé de la colonne du rapport, soit le score des élèves autochtones moins celui des élèves immigrés. Les valeurs de l’OCDE, calculées sur des scores non arrondis, sont reprises telles quelles au signe près ; un recalcul à partir des scores arrondis publiés pourrait donner un point d’écart. Les élèves « issus de l’immigration » regroupent les première et deuxième générations selon la définition de l’OCDE. Ces écarts ne sont pas corrigés du milieu socio-économique : une part importante s’explique par la composition sociale des populations concernées, et non par le statut migratoire lui-même. Les pays où l’un des deux effectifs est trop faible pour produire une estimation fiable ne figurent pas au classement. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.2, septembre 2026. Voir aussi la part d’élèves défavorisés résilients.

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SOURCE
DÉTAILS
🏛️ SOURCEOCDE — Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)
🔗 LIEN SOURCEoecd.org
📄 DATASETTableau I.2 – Résultats du PISA 2025 (volume I)
📋 INDICATEURÉcart de score en sciences, autochtones moins immigrés (points)
📅 ANNÉE2025
📐 UNITÉpoints sur l’échelle PISA
🔄 MISE À JOURSeptembre 2026