DÉMOGRAPHIE · FÉCONDITÉ · FRANCE
Indice synthétique de fécondité en France de 1950 à 2100

L’indice synthétique de fécondité (ISF) de la France a connu une trajectoire en forme de « bosse » depuis 1950. Depuis le pic du baby-boom à 2,88 enfants par femme en 1964, il a chuté rapidement sous le seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme) à partir de 1975, pour atteindre un creux de 1,64 en 2023.
Cette baisse de la fécondité reflète des transformations profondes de la société française : émancipation des femmes, accès à la contraception, allongement des études, hausse du coût du logement et recul de l’âge au premier enfant. La France se maintient néanmoins parmi les pays européens à la fécondité la plus élevée, grâce notamment à un système de soutien familial (allocations, crèches, congés parentaux) parmi les plus généreux d’Europe.
Les projections ONU prévoient une stabilisation de l’ISF autour de 1,65 enfant par femme jusqu’en 2100, très en deçà du seuil de renouvellement naturel. Sans immigration, cela se traduirait à terme par un déclin naturel de la population française.
Source : Nations Unies, Division de la Population – World Population Prospects 2024 (WPP2024). Le seuil de renouvellement de 2,1 correspond à la valeur standard pour les pays à faible mortalité infantile.






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