Part d’élèves utilisant l’IA chaque semaine pour apprendre au PISA 2025

ÉDUCATION · PISA · NUMÉRIQUE ET IA · 2025

Part d’élèves utilisant l’IA chaque semaine pour apprendre au PISA 2025 – 85 pays et territoires

France#77 sur 85 – 37,4 % utilisent l’IA chaque semaine, contre 45,5 % dans l’OCDE
Irlande25,9 % — le taux le plus bas des 85 pays mesurés
−0,06la corrélation avec le score en sciences : aucune
+0,56la corrélation avec l’apprentissage de l’évaluation des contenus d’IA
Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.6 · septembre 2026France Statistiques

Le tableau I.6 du rapport PISA 2025 mesure la part d’élèves déclarant utiliser l’intelligence artificielle au moins une fois par semaine pour les aider à apprendre. C’est la première fois que PISA documente cet usage : aucune comparaison avec les éditions antérieures n’est possible.

Dans l’OCDE, cette part atteint 45,5 %. Le Viet Nam arrive en tête (68,6 %), devant Macao (66,8 %), Singapour (65,6 %), les Émirats arabes unis (64,3 %) et Brunei (59,3 %).

Le bas du classement réserve une surprise : il est occupé par des pays riches. L’Irlande ferme la marche avec 25,9 %, précédée du Japon (27,4 %), de la Finlande (30,1 %), du Royaume-Uni (31,5 %) et des Pays-Bas (35,2 %). Les États-Unis (37,3 %, 78e) et le Canada (37,7 %, 76e) figurent également parmi les plus faibles utilisateurs.

C’est l’inverse exact du classement de la capacité numérique des établissements, où les pays riches dominaient. Les deux indicateurs sont d’ailleurs statistiquement indépendants (+0,07) : être bien équipé ne dit rien de l’usage réel de l’IA par les élèves.

La France s’inscrit dans ce groupe : 77e sur 85 avec 37,4 %, huit points sous la moyenne de l’OCDE. L’Allemagne fait exception parmi les pays occidentaux avec 50,2 % (34e).

Deux corrélations méritent d’être relevées. D’abord, l’usage de l’IA n’a aucun lien avec les résultats scolaires : la corrélation avec le score en sciences est de −0,06. Utiliser l’IA plus souvent ne s’accompagne ni de meilleurs ni de moins bons résultats à l’échelle des pays.

Ensuite, l’usage est fortement lié à l’apprentissage de son évaluation critique (+0,56) : là où les élèves utilisent l’IA, ils apprennent aussi davantage en classe à juger de la qualité de ce qu’elle produit. La France constitue de ce point de vue un cas défavorable — faible usage (77e) et faible formation critique (46,8 %, 82e sur 85, contre 62,6 % dans l’OCDE). L’infobulle du graphique affiche les deux valeurs pour chaque pays.

Note méthodologique : il s’agit d’une mesure déclarative portant sur l’usage de l’IA pour aider à apprendre, et non sur tout usage d’outils d’IA. Un taux élevé ne constitue en soi ni un signe de modernité pédagogique ni un facteur de réussite : les données présentées ici ne permettent pas de trancher sur l’effet de ces usages. Six pays ne publient pas cet indicateur et ne figurent pas au classement : le Cambodge, Dushanbe, Maurice, la région du Kurdistan, le Rwanda et la Zambie. Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.6, septembre 2026.

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SOURCE
DÉTAILS
🏛️ SOURCEOCDE — Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)
🔗 LIEN SOURCEoecd.org
📄 DATASETTableau I.6 – Résultats du PISA 2025 (volume I)
📋 INDICATEURPart d’élèves utilisant l’IA au moins une fois par semaine pour apprendre (%)
📅 ANNÉE2025
📐 UNITÉpoints sur l’échelle PISA
🔄 MISE À JOURSeptembre 2026