ÉDUCATION · PISA · ENVIRONNEMENT · 2025
Écart de score en sciences de l’environnement entre élèves favorisés et défavorisés au PISA 2025 – 84 pays et territoires

Le tableau I.8 du rapport PISA 2025 mesure, pour la sous-échelle des sciences de l’environnement, l’écart de score entre les élèves favorisés et les élèves défavorisés — respectivement le quart supérieur et le quart inférieur de l’indice socio-économique national. Dans l’OCDE, cet écart atteint 85 points, soit l’équivalent de plusieurs années de scolarité.
Le Luxembourg présente l’écart le plus fort (131 points), devant l’Allemagne (124), la Roumanie (123), la République slovaque (115) et la Hongrie (107). Les États-Unis et la Bulgarie suivent à 100 points, puis les Pays-Bas (99), la Belgique (98) et la Suisse (97).
La France se classe 14e sur 84 avec 95 points, dix de plus que la moyenne de l’OCDE. Elle figure parmi les systèmes les plus inégalitaires du classement, devant l’Italie, la Pologne et la Finlande (83 points chacune), le Royaume-Uni (78), l’Espagne et la Corée (69), le Japon (67) et l’Estonie (64).
Cet écart n’a rien de spécifique à l’environnement. Sa corrélation avec l’écart social mesuré en sciences générales atteint +0,99 : c’est, à quelques points près, le même écart. En France, il est de 95 points en environnement contre 100 en sciences générales. Aucun pays ne parvient à réduire l’inégalité sociale sur ce thème particulier alors qu’elle resterait forte ailleurs.
Les écarts les plus faibles appellent la prudence habituelle : le Kenya (9 points) et l’Ouzbékistan (23 points) ferment le classement, mais avec des scores moyens de 331 et 433 points. Une faible dispersion peut traduire une égalité par le bas plutôt qu’une réussite de l’équité.
Ce n’est toutefois pas une fatalité, et c’est le point le plus utile du classement. Macao combine 539 points de score — le 4e rang mondial — avec un écart de seulement 41 points (79e sur 84). L’Estonie (520 points, écart de 64), le Japon (536, écart de 67) et la Corée (522, écart de 69) suivent le même schéma. Excellence et équité sociale sont compatibles : ces quatre systèmes obtiennent de meilleurs scores que la France avec des écarts sociaux nettement plus faibles.
L’écart social est par ailleurs négativement lié à l’engagement environnemental des élèves : −0,46 avec les occasions d’apprentissage en classe sur ces questions, −0,34 avec la participation à une activité liée à l’environnement, −0,33 avec le sentiment de capacité personnelle à agir.
Note méthodologique : l’écart est calculé entre les quartiles extrêmes de l’indice socio-économique national, ce qui rend la comparaison entre pays délicate — être « favorisé » ne recouvre pas la même réalité au Luxembourg et au Kenya. Sept entités ne disposent pas de donnée pour cette colonne (Cambodge, Costa Rica, Dushanbe, Maurice, Région du Kurdistan, Rwanda, Zambie). Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.8, septembre 2026.








