Perception des possibilités de mobilité sociale au PISA 2025

ÉDUCATION · PISA · CLIMAT SCOLAIRE · 2025

Perception des possibilités de mobilité sociale au PISA 2025 – 85 pays et territoires

France#12 sur 85 – 70,4 % croient à la mobilité, contre 66,4 % dans l’OCDE
−0,26la corrélation entre mobilité perçue et mobilité réellement observée
11,0 %la part d’élèves défavorisés français réellement résilients, 66e rang
Portugal76,7 % — la perception la plus optimiste du classement
Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.5 · septembre 2026France Statistiques

Le tableau I.5 du rapport PISA 2025 mesure la part d’élèves qui estiment avoir des possibilités de mobilité sociale — autrement dit, qui croient pouvoir dépasser la position sociale de leurs parents. Dans l’OCDE, cette part atteint 66,4 %.

La France figure au 12e rang sur 85 avec 70,4 %. Ses élèves sont donc nettement plus confiants que la moyenne dans la promotion par l’école. En tête du classement : le Portugal (76,7 %), Israël (74,8 %), la Roumanie (73,5 %), l’Italie (73,1 %) et l’Estonie (72,3 %). En bas figurent l’Indonésie (32,0 %), les Philippines (36,9 %) et la Thaïlande (37,9 %).

Le résultat le plus déroutant apparaît lorsqu’on confronte cette perception à la réalité mesurée. Le tableau I.2 du même rapport fournit la part d’élèves défavorisés réellement résilients — ceux qui, malgré une origine modeste, atteignent le quart supérieur des performances de leur pays. La corrélation entre les deux est négative : −0,26. Et la perception de mobilité est corrélée positivement (+0,29) à l’écart de score entre élèves favorisés et défavorisés.

Autrement dit : plus un système éducatif est socialement inégalitaire, plus ses élèves tendent à croire en la mobilité sociale. La croyance en la promotion par le mérite est donc plutôt inversement liée à la mobilité effectivement constatée.

La France illustre ce décalage de façon presque caricaturale. Ses élèves sont 12e mondiaux pour la confiance en la mobilité (70,4 %), alors que le pays se classe :

— 66e sur 90 pour la part d’élèves défavorisés réellement résilients (11,0 % contre 11,9 % dans l’OCDE) ;
— 10e sur 90 pour l’écart de score entre favorisés et défavorisés (100 points contre 85), donc parmi les systèmes les plus socialement déterminés.

Ce contraste rejoint celui déjà relevé sur l’utilité perçue de l’école : seuls 45,0 % des élèves français estiment que l’école les a préparés à la vie adulte, soit le 73e rang sur 90. Ils doutent donc de l’école tout en croyant à la promotion sociale.

Note méthodologique : le rapport ne détaille pas, dans le tableau I.5, la formulation exacte de la question posée aux élèves sur leurs possibilités de mobilité sociale. Il s’agit d’une mesure déclarative, sensible aux représentations culturelles de la réussite ; les corrélations présentées décrivent des tendances d’ensemble et n’établissent aucun lien de causalité. Six pays ne publient pas cet indicateur et ne figurent pas au classement : l’Allemagne, l’Australie, l’Espagne, la Norvège, Singapour et la Suède. Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Les corrélations ont été calculées à partir des données publiées des tableaux I.1, I.2 et I.5. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.5, septembre 2026.

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SOURCE
DÉTAILS
🏛️ SOURCEOCDE — Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)
🔗 LIEN SOURCEoecd.org
📄 DATASETTableau I.5 – Résultats du PISA 2025 (volume I)
📋 INDICATEURPart d’élèves croyant à leurs possibilités de mobilité sociale (%)
📅 ANNÉE2025
📐 UNITÉpoints sur l’échelle PISA
🔄 MISE À JOURSeptembre 2026