ÉDUCATION · PISA · ENGAGEMENT DES ÉLÈVES · 2025
Indice de persévérance des élèves au PISA 2025 – 82 pays et territoires

Le tableau I.4 du rapport PISA 2025 mesure l’engagement perçu dans l’apprentissage. La persévérance y est évaluée par un indice construit à partir des réponses des élèves à des affirmations sur leur capacité à poursuivre une tâche difficile. L’indice est centré sur 0 pour la moyenne de l’OCDE : une valeur positive signifie que les élèves du pays se déclarent plus persévérants que la moyenne, une valeur négative l’inverse.
Les indices les plus élevés reviennent au Costa Rica (+0,51), à la Thaïlande (+0,40), à la Malaisie (+0,38), à l’Islande (+0,37) et au Chili (+0,34). À l’autre extrémité figurent la Pologne (−0,34), la Slovénie (−0,31), la République tchèque (−0,30) et la République slovaque (−0,29).
Une mise en garde est indispensable ici, plus que pour tout autre indicateur de cette série. La corrélation entre l’indice de persévérance et le score en sciences est de −0,15 sur les 82 pays classés — autrement dit quasiment nulle, et de signe légèrement négatif. Le Costa Rica, en tête de ce classement, obtient 424 points en sciences ; la Pologne, dernière, en obtient 495. Cet indice ne mesure donc pas une qualité qui se traduirait en résultats.
L’explication tient à la nature déclarative de la mesure. Les élèves se jugent par rapport à ce qu’ils considèrent comme normal dans leur propre pays : c’est ce que la recherche appelle le biais de référence culturelle. Des systèmes éducatifs exigeants produisent des élèves sévères envers eux-mêmes, tandis que d’autres cultures scolaires valorisent l’affirmation de soi. Les comparaisons internationales d’indices déclaratifs doivent donc être lues avec une prudence particulière.
La France se situe au 40e rang sur 82 avec un indice de -0,01, soit très exactement la moyenne de l’OCDE. Elle se distingue en revanche nettement sur un autre indicateur du même tableau : la mentalité de croissance — la conviction que l’intelligence se développe par le travail — y concerne 80,5 % des élèves, contre 69,3 % en moyenne dans l’OCDE. C’est le troisième taux le plus élevé au monde, derrière l’Estonie (83,0 %) et les États-Unis (81,1 %).
Ce contraste mérite d’être noté : les élèves français croient massivement que l’effort permet de progresser, mais ne se déclarent pas plus persévérants que la moyenne. Sur la curiosité, la France se situe légèrement au-dessus (+0,11, 25e rang), et sur les réponses hâtives — la part de réponses à la fois incorrectes et données trop rapidement — elle est dans la moyenne exacte (9,0 % contre 8,9 %).
Note méthodologique : les indices du tableau I.4 sont construits à partir de questionnaires remplis par les élèves et normalisés pour que la moyenne de l’OCDE vaille 0 et l’écart-type 1. Neuf pays ne publient pas d’indice de persévérance et ne figurent pas au classement : Albanie, Brésil, Cambodge, États-Unis, Indonésie, Kazakhstan, Kenya, Suède et Zambie. Pour l’Albanie, le Canada, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, le rapport signale qu’une ou plusieurs normes d’échantillonnage n’ont pas été respectées. Source : OCDE, Résultats du PISA 2025 (volume I), tableau I.4, septembre 2026. Voir aussi le classement par score en sciences.








