MÉDIAS & RÉSEAUX SOCIAUX · INFORMATION ET ACTUALITÉ · FRANCE · 2025
Pourquoi les Français s’informent via les réseaux sociaux (2025)

La page 65 de l’étude Arcom Les Français et l’information pose la question des motivations : pourquoi s’informer via les réseaux sociaux plutôt qu’ailleurs ? La question est posée aux 2 742 personnes qui s’informent via au moins un réseau social, avec plusieurs réponses possibles.
La réponse dominante n’est pas un jugement sur l’information, mais sur son mode de livraison. En tête, 36 % répondent que « l’information vient facilement à moi » — c’est-à-dire sans démarche active. Viennent ensuite la préférence pour les formats proposés (24 %) et la réception en temps réel (22 %). Les trois premières raisons relèvent toutes du confort d’accès.
Le pluralisme arrive ensuite, à un niveau nettement plus bas et très resserré : le grand nombre de sources différentes (19 %), la possibilité de connaître les opinions des autres (19 %) et le fait que tout le monde puisse s’exprimer librement (19 %). L’interaction proprement dite — commenter, discuter — ne motive que 11 % des réponses.
Le résultat le plus net est en bas du classement. Seuls 5 % estiment que les informations trouvées sur les réseaux sociaux sont plus fiables qu’ailleurs — dernière position à égalité avec « Autres », et sept fois moins que la facilité d’accès. Les utilisateurs ne défendent donc pas la qualité de cette information ; ils en décrivent la commodité.
Quatre raisons sont significativement sur-représentées dans certaines cibles. Chez les moins de 34 ans : la facilité d’accès (42 % contre 36 % en moyenne), la préférence pour les formats (36 % contre 24 %) et le temps passé sur les réseaux (27 % contre 17 %). Chez les CSP− : la réception en temps réel (36 % contre 22 %). Chez les 35-59 ans : le fait d’y trouver des informations indisponibles ailleurs (20 % contre 16 %).
L’écart sur la préférence pour les formats est le plus spectaculaire — du simple au tiers de plus entre les moins de 34 ans et la moyenne —, et rejoint ce que montrent les taux d’information par âge : c’est le format court et vertical, plus que le réseau lui-même, qui structure l’usage informationnel des jeunes.
Note méthodologique : question à réponses multiples, les pourcentages ne somment donc pas à 100 %. La base est restreinte aux personnes s’informant via au moins un réseau social (2 742 répondants), et non à l’ensemble des Français. L’Arcom signale une rupture d’historique sur cette question, dont la formulation a été modifiée : les résultats ne sont pas comparables aux éditions précédentes. Champ : France (métropole et outre-mer), terrain juin-juillet 2025. Source : Arcom, Les Français et l’information, 2e édition, janvier 2026.








