Ce que les Français demandent à l’IA conversationnelle pour s’informer (2025)

MÉDIAS & RÉSEAUX SOCIAUX · INFORMATION ET ACTUALITÉ · FRANCE · 2025

Ce que les Français demandent à l’IA conversationnelle pour s’informer (2025)

71 %citent la question directe sur l’actualité parmi leurs trois principales demandes
35 %en font même leur première demande : l’échange est d’emblée interactif
66 % / 64 %le résumé et l’explication, presque à égalité juste derrière
850répondants seulement : la base la plus étroite de l’étude
Source : Arcom, Les Français et l’information, 2e édition (janvier 2026)France Statistiques

La page 82 de l’étude Arcom Les Français et l’information détaille ce que les utilisateurs demandent concrètement aux outils d’IA conversationnelle lorsqu’ils s’informent. Chaque répondant classe jusqu’à trois types de demandes ; le graphique distingue celle citée en premier du total des trois citations.

La question directe sur l’actualité domine : 71 % la citent, et 35 % en font leur première demande. L’échange est donc d’emblée interactif pour plus d’un tiers des utilisateurs — on interroge l’outil comme on interrogerait quelqu’un, plutôt que de lui soumettre un texte à traiter.

Viennent ensuite deux usages de reformulation, quasiment à égalité : le résumé ou la synthèse (66 % au total, 25 % en première demande) et l’explication ou mise en contexte (64 % et 26 %). Leur classement s’inverse selon la mesure retenue — le résumé est plus souvent cité, l’explication plus souvent citée en premier —, mais l’écart d’un point ne permet pas de les départager.

La traduction d’une information disponible uniquement en langue étrangère ferme la marche (42 % au total, 14 % en premier). C’est l’usage le moins fréquent, mais il concerne tout de même deux utilisateurs sur cinq : l’IA sert aussi à franchir une barrière linguistique qui limitait l’accès aux sources étrangères.

Le rapport entre les deux mesures indique si une demande est centrale ou secondaire. La question directe est citée en premier dans 49 % des cas où elle est mentionnée, l’explication dans 41 %, le résumé dans 38 % et la traduction dans 33 %. Aucun de ces usages n’est donc marginal : contrairement aux portes d’entrée de YouTube, où l’onglet « explorer » n’était cité en premier que dans un cas sur huit, les quatre demandes adressées à l’IA sont toutes régulièrement prioritaires.

Un point mérite d’être relevé : aucune des quatre demandes ne consiste à chercher une source. Poser une question, demander une explication, un résumé ou une traduction — les quatre usages portent sur le traitement de l’information, pas sur son origine. L’IA conversationnelle est mobilisée comme un intermédiaire qui reformule, condense ou traduit, et non comme un moteur de recherche menant à des sources identifiées.

Note méthodologique : la base est de 850 répondants, la plus étroite de cette étude — elle ne couvre que les utilisateurs d’IA conversationnelle pour s’informer. Les marges d’erreur y sont donc plus larges qu’ailleurs, et les écarts de un ou deux points ne sont pas interprétables. La mesure « parmi les trois premières » englobe la première demande : chaque barre est décomposée en deux segments dont la somme donne le total affiché en bout de barre. Les « premières demandes » somment à 100 % (une seule par répondant), les totaux non. Question nouvelle dans cette édition, sans historique. Champ : France (métropole et outre-mer), terrain juin-juillet 2025. Source : Arcom, Les Français et l’information, 2e édition, janvier 2026.

↓ TÉLÉCHARGER
SOURCE
DÉTAILS
SOURCEArcom — Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique
LIEN SOURCEarcom.fr
DATASETLes Français et l’information, 2e édition (janvier 2026)
PAYSFrance (métropole et outre-mer)
PÉRIODETerrain juin-juillet 2025
UNITÉ% des utilisateurs d’IA conversationnelle pour s’informer (jusqu’à trois demandes citées)
ÉCHANTILLON850 personnes utilisant l’IA conversationnelle pour s’informer