SANTÉ · DÉMOGRAPHIE MÉDICALE · FRANCE · 2026
Carte de la densité de dermatologues par département en 2026

La DREES dénombre 3 698 dermatologues en activité au 1er janvier 2026, soit 5,4 pour 100 000 habitants. C’est une spécialité surtout libérale : 76 % des dermatologues exercent en libéral ou en mode mixte, 17 % sont salariés hospitaliers. Voir aussi la carte de l’ensemble des médecins et celle des médecins généralistes.
Paris concentre 15 % des dermatologues de France. La capitale en compte 558, soit 27,3 pour 100 000 habitants, 5,1 fois la moyenne nationale. Loin derrière viennent les Alpes-Maritimes (10,3), la Corse-du-Sud (9,1), l’Hérault (9,0), l’Indre-et-Loire et les Bouches-du-Rhône (8,5), les Hauts-de-Seine (8,2), la Gironde (8,1), le Puy-de-Dôme (8,0) et la Haute-Garonne (7,8). Par région, la Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur ont les médianes départementales les plus élevées (5,3).
Ailleurs, des départements presque sans dermatologue. L’Ariège, la Lozère, la Meuse et la Nièvre n’en comptent chacun qu’un seul, et Mayotte aucun. L’Eure n’en a que cinq (0,8 pour 100 000 habitants), l’Ain sept (1,0). La Corse est très contrastée : 9,1 en Corse-du-Sud, 1,1 en Haute-Corse (deux praticiens). Le Centre-Val de Loire a la médiane régionale la plus basse (2,3), devant les Hauts-de-France (2,7), la Normandie et les Pays de la Loire (2,8).
L’Île-de-France, hors Paris, est mal dotée. La Seine-et-Marne compte 21 dermatologues, soit 1,4 pour 100 000 habitants, l’une des densités les plus faibles du pays ; le Val-d’Oise est à 2,0, l’Essonne et la Seine-Saint-Denis à 2,4. Au total, 77 départements sur 101 se situent sous la moyenne nationale, et la médiane départementale n’est que de 3,5. Le nombre de dermatologues et la part exerçant en libéral ou en mode mixte sont indiqués au survol.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS et comptent les médecins actifs au 1er janvier dont la spécialité relève du groupe « Dermatologie » de la DREES (dermatologie et vénéréologie), classés selon le département de leur activité la plus récente, non selon leur domicile. Avec des effectifs aussi faibles, l’arrivée ou le départ d’un seul praticien suffit à modifier sensiblement la densité d’un département peu peuplé. Les densités rapportent ces effectifs à la population estimée par l’Insee au 1er janvier 2026, sans standardisation par âge. Les seuils de couleur, à 2, 3, 4,5 et 6,5, encadrent la médiane (3,5) et la moyenne nationale (5,4). Les départements d’outre-mer figurent en cartouches à l’ouest, chacun à sa propre échelle, et Paris et la petite couronne sont agrandis au nord-est. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Médecins RPPS 2012-2026 ; fond de carte : IGN, ADMIN EXPRESS (Licence ouverte).








