SANTÉ · PROFESSIONS DE SANTÉ · FRANCE · 2026
Densité de kinésithérapeutes par département en 2026

La DREES dénombre 111 384 kinésithérapeutes en activité au 1er janvier 2026, contre 84 449 en 2017 : +31,9 % en neuf ans. C’est l’une des professions de santé les plus nombreuses et les plus dynamiques. Rapporté à la population, cela fait 161,2 pour 100 000 habitants.
Les Hautes-Alpes arrivent largement en tête avec 364,7 kinésithérapeutes pour 100 000 habitants — plus du double de la moyenne nationale — devant les Pyrénées-Orientales (324,4) et les Pyrénées-Atlantiques (311,6). À l’autre bout, la Seine-Saint-Denis ferme la marche en métropole avec 69,5, derrière l’Eure-et-Loir (70,8) et l’Oise (72,6). L’écart est de 5,2 pour 1 en métropole, et de 16 pour 1 si l’on inclut Mayotte (22,5).
La moyenne nationale décrit très mal le département ordinaire. La médiane départementale s’établit à 139,9, soit 13 % sous la moyenne de 161,2, et 60 départements sur 101 se situent sous cette moyenne. Un petit nombre de départements très dotés — les Alpes du Sud, le pourtour méditerranéen, le Sud-Ouest — tirent l’ensemble vers le haut.
La géographie est celle des professions libérales de soins. 83,4 % des kinésithérapeutes exercent en libéral ou en mode mixte (92 896), contre 16,6 % de salariés (18 488). Et leur carte recoupe fortement celle des infirmières libérales : la corrélation de rang entre les deux classements atteint +0,60, de loin la plus forte que nous ayons mesurée entre deux professions de santé. Même Sud, mêmes Antilles, même désert francilien.
La croissance vient entièrement du libéral. L’exercice libéral seul est passé de 66 257 à 90 084 praticiens depuis 2017 (+36,0 %), quand les salariés hospitaliers n’augmentaient que de 7,6 % (12 039 → 12 955). La part salariée varie d’ailleurs fortement : de 6,7 % à Mayotte et 7,6 % en Guadeloupe à 29,5 % dans l’Orne et 28,5 % dans la Manche.
La profession s’est féminisée et a basculé au cours de la période : les femmes représentent 53,4 % des kinésithérapeutes en 2026, contre 50,6 % en 2017.
Une correction sur les densités publiées. La colonne des densités 2026 du fichier de la DREES reproduit à l’identique celle de 2025 pour les 102 départements, alors que 98 d’entre eux ont des effectifs différents d’une année sur l’autre. Appliquée aux 111 384 praticiens de 2026, la densité nationale publiée (156,91) supposerait une population de 71 millions d’habitants. Les densités présentées ici sont donc recalculées : effectif 2026 rapporté à la population départementale 2026 utilisée par la DREES pour ses autres professions, soit 69 083 145 habitants au niveau national. La densité nationale correcte est de 161,2.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS et comptent les praticiens actifs au 1er janvier, classés selon le département de leur activité la plus récente, non selon leur domicile. Un certain nombre de kinésithérapeutes salariés n’étant pas inscrits au RPPS, la DREES redresse les effectifs salariés à partir de son enquête auprès des établissements de santé (SAE) ; pour la dernière année diffusée le redressement s’appuie sur les données SAE de l’année n−2 et sera révisé l’an prochain. Du fait de ces pondérations et des arrondis, la somme des deux modes d’exercice peut différer du total d’une unité dans 25 départements. La ligne « COM ou Étranger », qui porte cinq praticiens, est exclue du classement. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Kinésithérapeutes RPPS 2017-2026, publication du 2 juillet 2026.








