Densité de pédicures-podologues par département en 2017

SANTÉ · PROFESSIONS DE SANTÉ · FRANCE · 2017

Densité de pédicures-podologues par département en 2017

19,3pédicures-podologues pour 100 000 habitants en 2017
98,6 %exercent en libéral : 178 salariés dans toute la France
51 sur 101départements ne comptent aucun salarié
3,3 foisl’écart entre Paris (35) et la Lozère (10), dernière de métropole
Source : DREES, répertoire ADELI, pédicures-podologues au 1er janvier 2017France Statistiques

Le pédicure-podologue traite les affections du pied et de l’ongle et conçoit les semelles orthopédiques. La DREES en comptait 12 906 en activité au 1er janvier 2017, contre 11 254 en 2012 (+14,7 %), soit 19,3 pour 100 000 habitants.

Pourquoi 2017 et pas une année récente ? Parce que le fichier ADELI de la profession s’arrête à 2017 : les pédicures-podologues ont basculé ensuite vers le répertoire RPPS, qui fait l’objet d’une série distincte à partir de 2018. Ce classement décrit donc la dernière photographie ADELI de la profession, et non sa situation actuelle.

C’est la profession la plus libérale que nous ayons classée. 98,6 % des pédicures-podologues exercent en libéral ou en mode mixte (12 728). Les salariés sont 178 dans toute la France — 85 à l’hôpital, 93 ailleurs — et 51 départements sur 101 n’en comptent aucun. Sur le graphique, la barre claire est donc presque partout invisible : c’est précisément le fait à retenir.

Paris arrive en tête avec 34,8 pédicures-podologues pour 100 000 habitants, devant les Pyrénées-Atlantiques (30,1) et la Haute-Garonne (27,5). En bas de tableau : la Lozère (10,4), dernière de métropole, le Jura (11,5) et le Cantal (11,7). Outre-mer, La Réunion (8,1), la Guyane (3,7) et Mayotte (0,8, soit deux praticiens) sont très en retrait.

L’écart métropolitain est l’un des plus resserrés de nos classements de santé : 3,3 pour 1. À titre de comparaison, il atteint 5,2 pour les kinésithérapeutes, 7,6 pour les orthophonistes et 7,9 pour les infirmières libérales. La médiane départementale (17,4) reste toutefois sous la moyenne (19,3), et 64 départements sur 101 se situent en dessous.

Presque tous les départements gagnaient des praticiens. Seuls deux en perdaient entre 2012 et 2017 : les Hautes-Alpes (−6,5 %) et l’Aisne (−1,4 %). À l’inverse, la Corse-du-Sud (+50,0 %), La Réunion (+46,8 %) et la Savoie (+43,6 %) progressaient le plus vite. La profession comptait 66,5 % de femmes en 2017.

Note méthodologique : les effectifs proviennent du répertoire ADELI, que la DREES signale comme fragile. L’inscription y étant gratuite, les praticiens ne sont pas incités à se désinscrire à la cessation d’activité, ce qui surestime les effectifs en exercice ; à l’inverse, les nouveaux diplômés tardent parfois à s’enregistrer, ce qui sous-estime la part des plus jeunes. Pour limiter le premier biais, la DREES ne retient que les professionnels de moins de 62 ans. Les praticiens sont classés selon le département de leur activité principale, non selon leur domicile. Les densités rapportent ces effectifs à la population estimée par l’Insee au 1er janvier de la même année, sans standardisation par âge, alors que le recours au pédicure-podologue croît fortement avec l’âge et avec la prévalence du diabète. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Pédicures-podologues ADELI 2012-2017.

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SOURCE
DÉTAILS
SOURCEDREES — Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
DATASETLa démographie des professionnels de santé depuis 2012 — Pédicures-podologues ADELI 2012-2017
PAYSFrance (métropole et DROM)
PÉRIODEEffectifs au 1er janvier 2017
UNITÉpédicures-podologues pour 100 000 habitants · somme des deux modes d’exercice = total
ÉCHANTILLON101 départements · 12 906 pédicures-podologues