TRANSPORTS & LOGISTIQUE · AVIATION · FRANCE · 2000-2024
Évolution des liaisons aériennes radiales au départ de Paris ou vers Paris (2000-2024)

Les dix principales liaisons aériennes radiales reliant Paris aux grandes villes de province ont perdu 36,6 % de leur trafic cumulé entre 2000 et 2024, passant de 14,95 à 9,47 millions de passagers. Ce recul touche la quasi-totalité des liaisons desservies par une ligne à grande vitesse concurrente : Paris – Marseille s’effondre de -62,4 % depuis la mise en service du TGV Méditerranée en 2001, Paris – Bordeaux recule de -61,1 % après l’ouverture de la LGV Sud Europe Atlantique en 2017, et Paris – Montpellier chute de -52,1 %.
Seules deux liaisons échappent à cette tendance : Paris – Nantes progresse de +44,7 % et Paris – Ajaccio de +20,7 %, cette dernière bénéficiant de l’absence d’alternative ferroviaire vers la Corse. Malgré un recul de -20,3 % depuis 2000, Paris – Nice reste en 2024 la première liaison radiale avec 2,70 millions de passagers, devant Paris – Toulouse (2,06 millions), deux villes non reliées à Paris par une LGV à grande vitesse de bout en bout.
Ce recul généralisé des liaisons radiales contraste avec la nette progression des liaisons transversales de province à province sur la même période. Note méthodologique : seules les liaisons dépassant 500 000 passagers en 2019 sont suivies par la source. Champ : France métropolitaine. Source : DGAC (Direction générale de l’aviation civile), Bilan annuel des transports 2024. Voir aussi la fréquentation des lignes intérieures en 2024 et l’évolution des liaisons transversales.








