Classement des pays par prévalence de l’anémie chez les femmes enceintes en 2019

SANTÉ · ÉTATS DE SANTÉ ET MALADIES · CLASSEMENT MONDIAL · 2019

Classement des pays par prévalence de l’anémie chez les femmes enceintes en 2019 — 192 pays

Mali n°159,0 % de femmes enceintes anémiques
France n°18116,2 %
192 paysclassés en 2019
États-Unis dernier11,5 % (n°192)
Source : Banque mondiale — data360.worldbank.org — OMS (WHO Global Health Observatory), prévalence de l’anémie chez les femmes enceintes (15-49 ans), 2019France Statistiques

En 2019, l’anémie chez les femmes enceintes demeure un problème de santé publique majeur dans de nombreuses régions du monde. Le Mali arrive en tête de ce classement avec 59,0 % des femmes enceintes touchées, suivi de près par le Bénin (58,1 %), le Yémen (57,5 %), le Sénégal (56,1 %) et le Nigeria (55,9 %). Ces pays, principalement situés en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, cumulent souvent plusieurs facteurs de risque : carences alimentaires en fer et en folates, paludisme, parasitoses intestinales et accès limité aux soins prénatals.

La France se classe 181e sur 192 pays, avec un taux de 16,2 %, proche de celui de pays comme le Canada (16,0 %) ou la Nouvelle-Zélande (16,1 %). À l’autre extrémité du classement, ce sont les États-Unis qui affichent la prévalence la plus faible (11,5 %), devant le Guatemala (12,7 %), la Corée du Sud (14,7 %) et la Suisse (14,9 %). Ces écarts reflètent moins des différences génétiques que des inégalités d’accès à une alimentation riche en fer, à la supplémentation prénatale et aux soins de santé de base.

L’anémie pendant la grossesse, définie par l’OMS comme un taux d’hémoglobine inférieur à 110 g/L, augmente le risque de complications obstétricales : accouchement prématuré, faible poids de naissance, hémorragies du post-partum et, dans les formes sévères, mortalité maternelle. Sa principale cause reste la carence en fer, souvent aggravée par des régimes alimentaires pauvres en protéines animales, mais elle peut également être liée au paludisme, aux infections parasitaires (ankylostomiase, schistosomiase) ou à des carences en vitamine B12 et en folates.

Face à ce constat, l’OMS recommande la supplémentation systématique en fer et en acide folique pour toutes les femmes enceintes, ainsi que le renforcement des programmes de lutte contre le paludisme et les parasitoses dans les zones à forte prévalence. Réduire l’anémie maternelle constitue l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer la santé maternelle et néonatale à l’échelle mondiale, et figure à ce titre parmi les indicateurs suivis dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD).

Source : Banque mondiale — WHO_GHO_NUTRITION_ANAEMIA_PREGNANT_PREV

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SOURCE
DÉTAILS
SOURCEBanque mondiale — OMS (WHO Global Health Observatory)
DATASETWHO_GHO_NUTRITION_ANAEMIA_PREGNANT_PREV — Prévalence de l’anémie chez les femmes enceintes (15-49 ans), 2019
INDICATEUROMS — Prevalence of anaemia in pregnant women (aged 15-49)
ANNÉE2019
UNITÉ% de femmes enceintes (15-49 ans)
MISE À JOURJuin 2026