Part des décès avec une cause associée selon l’âge en France en 2024

SANTÉ · MORTALITÉ · CAUSE ASSOCIÉE · ÂGE · 2024

Part des décès avec une cause associée selon l’âge, 2024

35,6 %maximum, atteint entre 90 et 94 ans
9,9 %minimum, entre 15 et 19 ans
45-49 ansl’âge où les hommes passent devant les femmes
7,7 %les hommes de 15 à 19 ans, le point le plus bas
Source : Inserm-CépiDc, Études et Résultats n°1376, graphique 1, année 2024France Statistiques

Un certificat de décès porte une cause initiale et, facultativement, une ou plusieurs causes associées : comorbidités et antécédents ayant contribué au décès. En 2024, la part des décès qui en mentionnent au moins une suit une courbe en cloche très marquée selon l’âge : elle part de 20,6 % avant 5 ans, tombe à 9,9 % entre 15 et 19 ans, puis monte régulièrement jusqu’à 35,6 % entre 90 et 94 ans avant de redescendre à 29,5 % chez les centenaires.

Le creux de l’adolescence tient à la nature des décès à cet âge. Entre 15 et 19 ans, mourir relève massivement de causes externes — accidents de la route, suicides — qui ne donnent presque jamais lieu à la mention d’une comorbidité sur le certificat. Le minimum absolu du graphique est d’ailleurs celui des hommes de 15 à 19 ans, à 7,7 %, contre 14,7 % pour les femmes du même âge.

Les deux sexes se croisent vers 45-49 ans. Avant cet âge — de 10-14 ans à 40-44 ans — ce sont les femmes qui affichent la part la plus élevée, l’écart culminant à 7 points chez les 15-19 ans. À partir de 45-49 ans, et jusqu’au bout de la vie, ce sont les hommes. Ce renversement est cohérent avec la structure des causes de décès : aux âges jeunes, la mortalité masculine est bien plus souvent accidentelle ou violente — les hommes se suicident 3,1 fois plus que les femmes et meurent 3,3 fois plus en accident de transport — tandis que la mortalité féminine relève davantage de la maladie, qui s’accompagne plus souvent d’antécédents déclarés.

La montée après 45 ans suit l’accumulation des comorbidités : 21,2 % à 50-54 ans, 25,7 % à 60-64 ans, 29,6 % à 70-74 ans, 33,8 % à 80-84 ans. Plus on meurt tard, plus le certificat porte la trace d’un passé médical chargé.

Le repli après 95 ans mérite d’être lu avec prudence. La part retombe à 34,1 % chez les 95-99 ans puis à 29,5 % au-delà de 100 ans. Il ne s’agit pas nécessairement de personnes en meilleure santé : aux âges les plus extrêmes, les certificats sont plus souvent remplis de façon sommaire, et la cause initiale se résume plus fréquemment à une mention peu informative — un phénomène qui pèse aussi sur la catégorie des causes mal définies.

Note méthodologique : cet indicateur mesure une pratique de certification autant qu’un état de santé. Il dépend de la façon dont le médecin remplit le volet médical du certificat, et ses variations ne peuvent pas être lues directement comme des différences de comorbidité. Le CépiDc rappelle en outre qu’environ 2 % des certificats ne lui parviennent pas chaque année. L’étude dont ces données sont tirées établit qu’environ un tiers des décès sont associés à des comorbidités ou à des antécédents médicaux au niveau national. Le champ couvre les personnes résidant en France et décédées en France. Voir aussi la même part par département, la part des décès survenus à domicile et les causes de décès par classe d’âge. Source : Inserm-CépiDc, Études et Résultats n°1376.

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SOURCE
DÉTAILS
SOURCEInserm-CépiDc — Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès
LIEN SOURCEcepidc.inserm.fr
DATASETÉtudes et Résultats n°1376 — graphique 1, par sexe et classe d’âge
PAYSFrance entière (métropole et DROM)
PÉRIODEDécès survenus en 2024
UNITÉpart des décès portant au moins une cause associée, en %
ÉCHANTILLON21 classes d’âge · femmes et hommes · 641 046 décès