SANTÉ · PROFESSIONS DE SANTÉ · FRANCE · 2026
Densité de pédicures-podologues par département en 2026

La DREES dénombre 14 638 pédicures-podologues en activité au 1er janvier 2026, soit 21,2 pour 100 000 habitants. Depuis 2018, première année du répertoire RPPS pour cette profession, les effectifs ont progressé de 10,1 % (13 296).
C’est la profession la plus libérale que nous ayons classée, et elle l’est devenue davantage. 99,0 % des praticiens exercent en libéral ou en mode mixte. Les salariés sont 148 dans toute la France — 57 à l’hôpital, 91 ailleurs — et 56 départements sur 101 n’en comptent aucun, contre 51 lors de notre classement de 2017. Sur le graphique, la barre claire est presque partout invisible : c’est le fait à retenir.
Paris reste premier, mais son avance a fondu. La capitale affiche 34,0 pédicures-podologues pour 100 000 habitants, devant les Pyrénées-Atlantiques (32,1) et les Landes (30,5). En 2017, Paris devançait le deuxième de 4,7 points ; l’écart n’est plus que de 1,9 point. Paris est d’ailleurs le département qui perd le plus de praticiens sur la période : −9,3 %, de 767 à 696.
Un bloc breton s’est installé dans le haut du tableau : Morbihan (26,8), Finistère (26,7) et Ille-et-Vilaine (26,7) se classent respectivement 6e, 7e et 8e, aux côtés du Sud-Ouest atlantique. En bas de tableau : la Lozère (10,5), dernière de métropole, la Seine-Saint-Denis (11,5) et la Meurthe-et-Moselle (13,9). Outre-mer, La Réunion (9,8), la Guyane (4,7) et Mayotte (0,9, soit trois praticiens) restent très en retrait.
L’écart métropolitain reste le plus resserré de nos classements de santé : 3,2 pour 1, contre 5,2 pour les kinésithérapeutes, 7,6 pour les orthophonistes et 7,9 pour les infirmières libérales. La médiane départementale (20,1) est proche de la moyenne (21,2), et 59 départements sur 101 se situent en dessous.
Neuf départements ont perdu des praticiens depuis 2018, Paris en tête, devant l’Yonne (−8,2 %), la Nièvre (−7,7 %) et la Meurthe-et-Moselle (−7,3 %). Les hausses les plus fortes sont ultramarines ou littorales : La Réunion (+39,1 %), l’Orne (+32,7 %) et la Charente-Maritime (+30,4 %). La profession compte 66,2 % de femmes, proportion quasi inchangée depuis 2018.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS, répertoire à inscription obligatoire, et comptent les praticiens actifs au 1er janvier, classés selon le département de leur activité la plus récente, non selon leur domicile. Cette série n’est pas strictement comparable à celle d’ADELI qui couvrait 2012-2017 : les deux répertoires n’ont ni les mêmes règles d’inscription ni les mêmes biais — ADELI, gratuit, surestimait les praticiens ayant cessé leur activité. Les deux séries se raccordent néanmoins sans rupture apparente (12 906 en 2017 sous ADELI, 13 296 en 2018 sous le RPPS). La ligne « COM ou Étranger », qui ne porte aucun praticien en 2026, est exclue du classement. Les densités rapportent ces effectifs à la population estimée par l’Insee au 1er janvier de la même année, sans standardisation par âge, alors que le recours au pédicure-podologue croît fortement avec l’âge et avec la prévalence du diabète. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Pédicures-podologues RPPS 2018-2026, publication du 2 juillet 2026.








