SANTÉ · DÉMOGRAPHIE MÉDICALE · FRANCE · 2026
Carte du nombre de gynécologues par département en 2026

La France compte 8 017 gynécologues en activité au 1er janvier 2026, gynécologues médicaux et gynécologues-obstétriciens confondus, soit seulement 2,6 % de plus qu’en 2012 (7 811). Derrière cette quasi-stabilité, l’exercice a basculé vers l’hôpital : les libéraux exclusifs sont passés de 4 180 à 3 184, les salariés hospitaliers de 1 963 à 2 673. 59,6 % exercent encore en libéral ou en mode mixte. Cette carte montre leur nombre par département ; rapporté à la population, il donne la densité, présentée sur la carte de la densité de gynécologues.
Paris réunit plus d’un gynécologue sur dix. La capitale en compte 902, soit 11,3 % du total, devant les Bouches-du-Rhône (355), le Nord (349), les Hauts-de-Seine (339) et le Rhône (295). Suivent la Gironde (252), la Haute-Garonne (221), les Alpes-Maritimes (205), le Val-de-Marne (185) et le Bas-Rhin (179) : les dix premiers départements concentrent 40,9 % des gynécologues.
À l’autre bout, 25 départements en comptent moins de 20. Le Lot et la Lozère n’en ont que 6, la Creuse 7, l’Ariège et le Cantal 8, le Gers, la Nièvre et Mayotte 10. La moitié des départements en comptent 45 ou moins.
Depuis 2012, la France se partage presque à égalité : 49 départements en ont gagné, 48 en ont perdu et 4 en ont autant. Les plus fortes hausses concernent Paris (de 811 à 902), La Réunion (de 85 à 156, +83,5 %), les Bouches-du-Rhône (de 322 à 355) et les Hauts-de-Seine (de 310 à 339) ; la Corse-du-Sud est passée de 10 à 23 et les Pyrénées-Atlantiques de 74 à 102. Les plus fortes baisses touchent l’Île-de-France hors Paris et la Lorraine : l’Essonne (de 154 à 109), les Yvelines (de 210 à 172), la Moselle (de 106 à 75), la Seine-Saint-Denis (de 178 à 155), la Meurthe-et-Moselle (de 101 à 80) et le Val-d’Oise (de 133 à 112). Les quatre départements lorrains, Vosges comprises (de 42 à 25), ont perdu ensemble 27 % de leurs gynécologues. Dans les départements ruraux, la Nièvre est passée de 20 à 10 et le Lot de 11 à 6. Le nombre de libéraux et de salariés, la densité et l’effectif de 2012 sont indiqués au survol.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS et comptent les médecins actifs au 1er janvier dont la spécialité relève du groupe « Gynécologie » de la DREES (gynécologie médicale et gynécologie-obstétrique), classés selon le département de leur activité la plus récente. Un nombre dépend d’abord de la taille du département : pour comparer l’offre de soins, la densité est plus parlante. Les seuils de couleur sont à 15, 30, 60 et 120 gynécologues. Les départements d’outre-mer figurent en cartouches à l’ouest, chacun à sa propre échelle, et Paris et la petite couronne sont agrandis au nord-est. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Médecins RPPS 2012-2026 ; fond de carte : IGN, ADMIN EXPRESS (Licence ouverte).








