SANTÉ · DÉMOGRAPHIE MÉDICALE · FRANCE · 2026
Carte du nombre de médecins des plateaux techniques par département en 2026

La DREES regroupe sous le nom de plateaux techniques les spécialités organisées autour d’équipements lourds ou de laboratoires : la radiologie (58 % des effectifs), la biologie médicale (19 %), l’anatomie et la cytologie pathologiques (10 %), la radiothérapie (7 %) et la médecine nucléaire (5 %). On compte 16 639 médecins des plateaux techniques en activité au 1er janvier 2026, soit 18,7 % de plus qu’en 2012 (14 022). 64,5 % exercent en libéral ou en mode mixte ; l’exercice mixte a plus que doublé (de 1 211 à 2 589). Cette carte montre leur nombre par département ; rapporté à la population, il donne la densité, présentée sur la carte de la densité de médecins des plateaux techniques.
Paris en tête, le Nord deuxième. La capitale compte 1 606 médecins des plateaux techniques, soit 9,7 % du total, devant le Nord (742), les Bouches-du-Rhône (681), le Rhône (630), le Val-de-Marne (616) et les Hauts-de-Seine (563). Suivent la Gironde (539), les Alpes-Maritimes (436), la Haute-Garonne (414) et l’Hérault (408) : les dix premiers départements concentrent 39,9 % des effectifs.
À l’autre bout, sept départements en comptent moins de 20. La Lozère n’en a que 6, la Creuse et Mayotte 7, le Jura 11, le Lot 12, les Alpes-de-Haute-Provence 15 et l’Ariège 18. La moitié des départements en comptent 100 ou moins.
Depuis 2012, 81 départements en ont gagné, 17 en ont perdu et 3 en ont autant. Les plus fortes hausses en nombre concernent Paris (de 1 394 à 1 606), le Nord (de 544 à 742), le Val-de-Marne (de 432 à 616), les Hauts-de-Seine (de 466 à 563) et la Gironde (de 445 à 539). La Corrèze est passée de 42 à 139, une hausse à prendre avec prudence : ses effectifs ont bondi de 57 en 2024 à 175 en 2025, puis 139 en 2026, presque tous libéraux. Ailleurs, la Guyane (de 19 à 47), la Haute-Loire (de 17 à 41), les Deux-Sèvres (de 30 à 69), la Meuse (de 13 à 28) et les Vosges (de 45 à 92) ont plus que doublé. Les principaux reculs touchent la Haute-Vienne (de 98 à 68), le Pas-de-Calais (de 212 à 186), le Var (de 202 à 184), l’Yonne (de 50 à 34) et surtout le Jura, passé de 27 à 11 (−59,3 %). Le nombre de libéraux et de salariés, la densité et l’effectif de 2012 sont indiqués au survol.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS et comptent les médecins actifs au 1er janvier dont la spécialité relève du groupe « Plateaux techniques » de la DREES (radiodiagnostic et radiologie interventionnelle, biologie médicale et ses options, anatomie et cytologie pathologiques, oncologie option radiothérapie et radiothérapie, médecine nucléaire) ; la répartition par spécialité n’est disponible qu’au niveau national. Les médecins sont classés selon le département de leur activité la plus récente. Un nombre dépend d’abord de la taille du département : pour comparer l’offre de soins, la densité est plus parlante. Les seuils de couleur sont à 30, 60, 120 et 240 médecins. Les départements d’outre-mer figurent en cartouches à l’ouest, chacun à sa propre échelle, et Paris et la petite couronne sont agrandis au nord-est. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Médecins RPPS 2012-2026 ; fond de carte : IGN, ADMIN EXPRESS (Licence ouverte).








