SANTÉ · DÉMOGRAPHIE MÉDICALE · FRANCE · 2026
Carte du nombre d’anesthésistes-réanimateurs par département en 2026

La France compte 13 980 anesthésistes-réanimateurs en activité au 1er janvier 2026, tous modes d’exercice confondus, soit 28,9 % de plus qu’en 2012 (10 846). C’est une spécialité surtout hospitalière : 62,7 % sont salariés, et seuls 37,3 % exercent en libéral ou en mode mixte. Cette carte montre leur nombre par département ; rapporté à la population, il donne la densité, présentée sur la carte de la densité d’anesthésistes-réanimateurs.
Paris en compte près d’un sur dix. La capitale réunit 1 300 anesthésistes-réanimateurs, soit 9,3 % du total, devant les Bouches-du-Rhône (701), le Rhône (657), le Nord (597) et la Gironde (507), tous sièges de grands centres hospitaliers universitaires. Suivent les Hauts-de-Seine (437), l’Hérault (399), la Haute-Garonne (381), le Val-de-Marne (380) et les Alpes-Maritimes (330) : les dix premiers départements concentrent 40,7 % des effectifs.
À l’autre bout, neuf départements en comptent moins de 20. La Lozère n’en a que 6, la Creuse 9, la Meuse 10, la Nièvre 15, Mayotte 16 et la Haute-Marne 17. La moitié des départements en comptent 77 ou moins.
Depuis 2012, 83 départements en ont gagné, 12 en ont perdu et 6 en ont autant. Les plus fortes hausses en nombre concernent les grandes villes universitaires : Paris (de 1 033 à 1 300), le Rhône (de 470 à 657), le Nord (de 416 à 597), les Bouches-du-Rhône (de 529 à 701), la Gironde (de 344 à 507) et le Val-de-Marne (de 231 à 380, +64,5 %). En proportion, la Guyane (de 26 à 49), La Réunion (de 127 à 239), la Haute-Savoie (de 104 à 195), la Guadeloupe (de 42 à 77) et l’Aisne (de 46 à 82) ont progressé de 78 à 89 %. Les reculs restent limités : la Meurthe-et-Moselle (de 181 à 163) et le Doubs (de 108 à 98) perdent le plus, et de petits départements s’affaiblissent, comme la Lozère (de 9 à 6), la Nièvre (de 22 à 15), l’Aveyron (de 29 à 21), la Creuse (de 12 à 9) et la Meuse (de 13 à 10). Le nombre de libéraux et de salariés, la densité et l’effectif de 2012 sont indiqués au survol.
Note méthodologique : les effectifs proviennent du RPPS et comptent les médecins actifs au 1er janvier dont la spécialité relève du groupe « Anesthésie-Réanimation » de la DREES, classés selon le département de leur activité la plus récente ; un seul exerce dans une collectivité d’outre-mer ou à l’étranger, hors carte. Un nombre dépend d’abord de la taille du département : pour comparer l’offre de soins, la densité est plus parlante. Les seuils de couleur sont à 25, 50, 100 et 200 anesthésistes-réanimateurs. Les départements d’outre-mer figurent en cartouches à l’ouest, chacun à sa propre échelle, et Paris et la petite couronne sont agrandis au nord-est. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Médecins RPPS 2012-2026 ; fond de carte : IGN, ADMIN EXPRESS (Licence ouverte).








