SANTÉ · MORTALITÉ · DÉCÈS À DOMICILE · DÉPARTEMENTS · 2024
Carte de la part des décès survenus à domicile par département en 2024

En 2024, la part des décès survenus au domicile de la personne varie de 17,9 % dans le Cantal à 52,6 % à Mayotte, pour une médiane départementale de 27,2 %. Soit, d’un bout à l’autre du classement, un rapport de près de un à trois.
Les quatre départements ultramarins les plus peuplés occupent les quatre premières places : Mayotte (52,6 %), la Guadeloupe (46,4 %), la Martinique (46,1 %) et La Réunion (42,6 %). Dans ces territoires, mourir chez soi concerne près d’un décès sur deux, contre un sur quatre dans l’Hexagone.
En métropole, l’écart reste du simple au double. La Gironde arrive en tête avec 37,9 %, devant le Gard (37,5 %), la Haute-Corse (37,4 %) et les Pyrénées-Orientales (37,2 %) — un ensemble nettement méridional. À l’autre extrémité, le Cantal (17,9 %), la Lozère (18,8 %), la Creuse et l’Allier (20,1 % chacun) ferment la marche.
Ce classement ne se déduit pas de la structure par âge. On pourrait croire que les départements les plus âgés meurent davantage en établissement : la corrélation entre l’âge médian au décès et la part des décès à domicile vaut bien −0,40 sur les 101 départements, mais elle tombe à +0,01 une fois les cinq DROM écartés. Autrement dit, elle est entièrement portée par les outre-mer, et il n’existe aucune relation entre les deux indicateurs à l’intérieur de la métropole. La Creuse et le Cantal sont parmi les départements les plus âgés et les derniers du classement ; les Alpes-Maritimes et l’Aveyron sont tout aussi âgés et figurent dans les vingt premiers.
Sur la carte, les parts élevées de métropole dessinent un arc méditerranéen et aquitain. Autour de la Méditerranée, les Pyrénées-Orientales (37,2 %), le Gard (37,5 %), l’Hérault (33,8 %), les Bouches-du-Rhône (35,0 %), le Var (33,4 %), les Alpes-Maritimes (33,2 %) et la Haute-Corse (37,4 %) ; vers l’ouest, la Gironde, le Lot (36,8 %), le Tarn-et-Garonne (34,6 %), les Landes et le Lot-et-Garonne (32,3 % chacun). Le Nord (32,4 %) et le Pas-de-Calais (34,5 %) forment un second foyer, le Doubs et le Territoire de Belfort (32,6 % chacun) un troisième. Les parts les plus faibles se concentrent dans le Massif central — Cantal, Lozère, Creuse, Allier, Haute-Loire (21,9 %) — et en grande couronne parisienne : Essonne (21,2 %), Seine-et-Marne (21,9 %), Val-d’Oise (22,0 %). Les départements d’outre-mer figurent en cartouches à l’ouest, chacun à sa propre échelle, et Paris et la petite couronne sont agrandis au nord-est.
Note méthodologique : les seuils de couleur, à 22, 25, 28 et 32 %, encadrent la médiane départementale (27,2 %). Les limites des départements proviennent d’ADMIN EXPRESS de l’IGN (Licence ouverte). le lieu de décès retenu est le domicile, par opposition aux établissements — hôpital, clinique, établissement d’hébergement pour personnes âgées. L’indicateur dépend donc fortement de l’offre locale d’hospitalisation et d’hébergement, et non seulement des pratiques de fin de vie ; la source ne détaille pas ici la répartition entre les différents types d’établissement. Le département est celui du domicile de la personne décédée, non le lieu du décès. Le champ couvre les personnes résidant en France et décédées en France. Voir aussi l’âge médian au décès par département et la part des décès avec une cause associée, tirés du même tableau. Source : Inserm-CépiDc, Études et Résultats n°1376.








