Taux de mortalité standardisés par cause et par sexe en France en 2024

SANTÉ · MORTALITÉ · SEXE · FRANCE · 2024

Taux de mortalité standardisés par cause et par sexe en 2024

996,1décès d’hommes pour 100 000, à structure d’âge égale
613,8décès de femmes pour 100 000, soit 1,6 fois moins
17 sur 17causes où les hommes meurent davantage
2,2 foisl’écart le plus large, sur les causes externes
Source : Inserm-CépiDc, taux standardisés par âge, population de référence européenne (Eurostat 2013), 2024France Statistiques

Rapporté à une structure d’âge identique, le taux de mortalité des hommes atteint 996,1 décès pour 100 000 en 2024, contre 613,8 pour les femmes — 1,6 fois plus. Ces taux sont standardisés sur la population européenne de référence : ils répondent à la question « à âge égal, qui meurt le plus ? », et non « combien de personnes meurent ? ».

La distinction change complètement la lecture. En nombre brut, les femmes sont plus nombreuses à mourir de maladies circulatoires, de troubles mentaux et de maladies du système nerveux — simplement parce qu’elles vivent plus longtemps et sont donc bien plus nombreuses aux âges où ces maladies frappent. À structure d’âge égale, l’avantage disparaît : les hommes ont un taux supérieur sur les 17 causes comparables, sans exception. Seules les complications de grossesse et d’accouchement ne concernent qu’elles.

L’écart le plus large porte sur les causes externes — accidents, suicides, chutes : 84,5 contre 38,6, soit 2,2 fois plus. Viennent ensuite le Covid-19 (14,2 contre 7,1, exactement le double), les maladies de l’appareil digestif (45,4 contre 24,8, où pèsent les cirrhoses) et celles de l’appareil génito-urinaire (22,4 contre 12,7).

Les deux premières causes concentrent l’essentiel de l’écart absolu. Les tumeurs tuent 293,6 hommes pour 100 000 contre 174,6 femmes, les maladies de l’appareil circulatoire 203,3 contre 124,6. À elles deux, ces catégories expliquent près de 200 points des 382 points d’écart total.

Les écarts les plus faibles sont ceux où l’âge et la biologie priment sur les comportements. Maladies de la peau (×1,18), affections de la période périnatale (×1,20), malformations congénitales (×1,20), maladies ostéo-articulaires (×1,20) et troubles mentaux (×1,21) sont les cinq catégories où hommes et femmes se rapprochent le plus. À l’inverse, les causes où l’écart se creuse sont celles qui portent la marque du tabac, de l’alcool, du risque pris et du recours tardif aux soins.

Note méthodologique : un taux standardisé par âge indique la mortalité qu’on observerait si la population avait la structure par âge d’une population de référence — ici la European Standard Population d’Eurostat (2013). Il neutralise l’effet du vieillissement et autorise les comparaisons entre populations ou entre années, mais il ne décrit aucune population réelle : il ne faut pas le lire comme un nombre de décès. Les taux ne s’additionnent pas d’une cause à l’autre, c’est pourquoi les barres sont juxtaposées et non empilées. Le nombre à droite de chaque paire est le taux de l’ensemble de la population. Les données 2023 et 2024 sont provisoires : les estimations de population ne sont définitives que jusqu’au 1er janvier 2023. Le champ couvre la France entière, résidents décédés en France. Les mêmes causes sont aussi publiées en effectifs par sexe et par classe d’âge. Source : Inserm-CépiDc, Grandes causes de décès et tendances récentes.

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SOURCE
DÉTAILS
SOURCEInserm-CépiDc — Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès
LIEN SOURCEcepidc.inserm.fr
DATASETGrandes causes de décès et tendances récentes — taux standardisés 2015-2024
PAYSFrance entière (métropole et DROM)
PÉRIODEDécès survenus en 2024 (données provisoires)
UNITÉdécès pour 100 000 habitants · standardisé sur la population européenne de référence
ÉCHANTILLON18 grandes causes · femmes et hommes · France entière