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Bilan humain de la Deuxième guerre tribale maorie (1821-1823)

Le conflit oppose le Ngāpuhi, mené par le chef Hongi Hika, à une coalition de quatre iwi — les Ngāti Paoa, les Ngāti Maru, les Maori de la rivière Waikato et Te Arawa —, de septembre 1821 à 1823, le conflit ayant été déclenché par le Ngāpuhi.
Selon les données du Correlates of War Project, ce conflit aurait fait environ 2 500 morts au total : 500 du côté du Ngāpuhi et 2 000 du côté de la coalition adverse.
Cette guerre prolonge les campagnes menées par Hongi Hika, chef du Ngāpuhi rentré d’Angleterre avec des mousquets européens, contre les iwi de la région du Hauraki et du fleuve Waikato, durant la période dite des « Musket Wars » (guerres du mousquet) qui bouleversèrent les rapports de force entre iwi maoris tout au long des années 1820.
En 1820, Hongi Hika s’était rendu en Angleterre en compagnie du missionnaire Thomas Kendall, où il fut reçu par le roi George IV. C’est sur le chemin du retour, en escale à Sydney, qu’il échangea les nombreux cadeaux reçus en Europe contre plusieurs centaines de mousquets, obtenant ainsi une avance technologique décisive sur les iwi rivaux qui ne disposaient pas encore de telles armes à feu. Cette supériorité militaire permit au Ngāpuhi de mener, entre 1821 et le milieu des années 1820, une série de campagnes victorieuses vers le sud, dans les régions du Hauraki, du Waikato et au-delà, avant que la diffusion progressive des mousquets auprès des autres iwi ne rétablisse un équilibre plus incertain.
Source : Correlates of War Project — Non-State War Data v4.0








