SANTÉ · ÉTATS DE SANTÉ ET MALADIES · FRANCE · 2000-2019
Anémie chez les femmes enceintes en France : évolution de 2000 à 2019

En France, la prévalence de l’anémie chez les femmes enceintes (15-49 ans) est passée de 14,8 % en 2000 à 16,2 % en 2019, soit une hausse progressive d’environ 1,4 point sur deux décennies. Après une période de quasi-stabilité entre 2000 et 2010 (autour de 14,5-14,6 %), l’indicateur amorce une remontée régulière à partir de 2011, qui s’accentue nettement entre 2013 et 2019.
Cette tendance à la hausse, bien que modérée, reflète des évolutions multiples : changements dans les habitudes alimentaires, augmentation de l’âge moyen des grossesses, prévalence croissante de certains facteurs de risque (carences en fer, surpoids, grossesses rapprochées) et possibles évolutions dans le dépistage et le suivi médical des femmes enceintes.
L’anémie pendant la grossesse, définie par l’OMS comme un taux d’hémoglobine inférieur à 110 g/L, est principalement liée à une carence en fer. Si le niveau français reste nettement inférieur à celui des pays les plus touchés (au-delà de 50 %), il demeure supérieur aux taux observés dans des pays comme les États-Unis (11,5 %) ou la Suisse (14,9 %), ce qui invite à une vigilance accrue dans le suivi nutritionnel des femmes enceintes en France.
Source : World Bank Data360 / Organisation mondiale de la santé (OMS), Global Health Observatory (WHO_GHO_NUTRITION_ANAEMIA_PREGNANT_PREV), 2000-2019. Champ : France, femmes enceintes (15-49 ans), en %.








