SANTÉ · PROFESSIONS DE SANTÉ · FRANCE · 2024
Densité de psychologues par département en 2024

La DREES dénombre 77 047 psychologues en activité au 1er janvier 2024, soit 113,2 pour 100 000 habitants. Leurs effectifs ont doublé en douze ans (38 128 en 2012, +102 %). Ils sont désormais plus nombreux que les pharmaciens (75 335) et une fois et demie plus nombreux que les chirurgiens-dentistes (48 690).
La croissance vient du cabinet libéral, et elle est massive. Les psychologues libéraux ou mixtes sont passés de 9 175 à 28 352, soit une multiplication par 3,1. Dans le même temps, les salariés hospitaliers augmentaient de 65,7 % (9 549 → 15 821) et les autres salariés de 69,4 % (19 404 → 32 874). Le libéral, qui ne pesait qu’un quart de la profession en 2012, en représente aujourd’hui 37 %. C’est pourquoi le graphique sépare les trois postes.
Aucun département n’a perdu de psychologues. Les 101 en ont gagné, et la plus faible progression — l’Indre — reste de +29,3 %. Les hausses les plus fortes dépassent 150 % : Landes (+183,9 %), Savoie (+170,3 %), Guyane (+156,1 %).
Paris écrase le classement avec 289,0 psychologues pour 100 000 habitants, soit 77 % de plus que le deuxième, la Haute-Garonne (163,6), devant le Rhône (151,5) et les Hauts-de-Seine (138,5). En bas de tableau : la Vendée (74,2), dernière de métropole, la Martinique (69,6) et la Guyane (69,7). Mayotte ferme la marche avec 23,2.
C’est le classement où la moyenne trompe le plus. La médiane départementale s’établit à 100,9 contre 113,2 pour la moyenne, et 78 départements sur 101 se situent sous cette moyenne — la proportion la plus élevée de toute notre série sur les professions de santé. Paris à lui seul suffit à déformer l’ensemble.
La part libérale varie du simple au quintuple selon les départements. Elle atteint 58,8 % en Haute-Garonne, 52,6 % en Loire-Atlantique et 51,1 % à Paris, mais tombe à 11,0 % en Guyane, 11,1 % à Mayotte et 12,9 % dans les Ardennes. Là où le libéral est absent, l’offre repose entièrement sur l’hôpital et les établissements médico-sociaux — avec les délais que cela suppose.
La profession est féminine à 87,8 % (67 620 femmes sur 77 047), une proportion en légère hausse depuis 2012 (84,9 %).
Note méthodologique : les effectifs proviennent du répertoire ADELI, que la DREES signale comme fragile. L’inscription y étant gratuite, les praticiens ne sont pas incités à se désinscrire à la cessation d’activité, ce qui surestime les effectifs en exercice ; à l’inverse, les nouveaux diplômés tardent parfois à s’enregistrer, ce qui sous-estime la part des plus jeunes. Sur une profession dont les effectifs doublent en douze ans, le second biais pèse probablement davantage que le premier. Le titre de psychologue est protégé et l’enregistrement obligatoire, mais le répertoire ne dit rien du volume d’activité : un psychologue à temps partiel y compte autant qu’un praticien à plein temps. Les praticiens sont classés selon le département de leur activité principale, non selon leur domicile. Les densités rapportent ces effectifs à la population estimée par l’Insee au 1er janvier de la même année, sans standardisation par âge. Source : DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012, Psychologues ADELI 2012-2024.








