HISTOIRE & GÉOGRAPHIE · HISTOIRE · AMÉRIQUE CENTRALE
Bilan humain de la guerre des flibustiers (1856-1857)

Le conflit oppose le Nicaragua au Costa Rica, au Honduras, au Guatemala et au Salvador, du 26 février 1856 au 1er mai 1857, le conflit ayant été déclenché par la coalition centraméricaine.
Selon les données du Correlates of War Project, ce conflit aurait fait environ 7 700 morts au total : 1 000 du côté du Nicaragua et 6 700 du côté de la coalition centraméricaine.
Cette « guerre des flibustiers », appelée aussi guerre nationale (Guerra Nacional) en Amérique centrale, correspond à la campagne menée par une coalition d’États centraméricains contre le régime installé au Nicaragua par l’aventurier américain William Walker, qui s’était autoproclamé président du pays en 1856 à la tête d’une bande de mercenaires (les « flibustiers ») et cherchait à y réintroduire l’esclavage.
Le Costa Rica, sous la présidence de Juan Rafael Mora Porras, fut le premier à entrer en guerre, bientôt rejoint par les autres États de la région. La bataille de Rivas, en avril 1856, reste célèbre pour l’acte du jeune soldat costaricien Juan Santamaría, qui incendia au péril de sa vie le bâtiment retranchant les flibustiers, devenant depuis un héros national du Costa Rica. Une épidémie de choléra, rapportée par les troupes costariciennes à leur retour, fit également de très nombreuses victimes civiles dans la région. Affaibli et isolé, Walker finit par se rendre à la marine américaine le 1er mai 1857, mettant un terme à son régime nicaraguayen.
Source : Correlates of War Project — Non-State War Data v4.0








