ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT · EAU · MONDE · 2018
Carte du monde de la part de l’agriculture dans les prélèvements d’eau en 2018
Faites glisser la carte vers la gauche ou la droite pour voir tous les pays.

Cette carte montre la part de l’agriculture dans l’eau douce prélevée par chaque pays dans ses rivières, ses lacs et ses nappes, surtout pour l’irrigation et l’élevage. Le reste va à l’industrie (refroidissement des centrales électriques compris) et aux réseaux municipaux. D’après AQUASTAT, la base de données de la FAO diffusée par la Banque mondiale, la valeur médiane des 179 pays retenus est de 62,3 % en 2018, dernière année publiée : dans la majorité des pays, l’agriculture est le premier usage de l’eau. La carte reprend les données du classement des pays par part des prélèvements d’eau utilisée par l’agriculture.
L’irrigation d’abord. En Somalie (99,5 %), en Afghanistan (98,2 %), au Népal (98,1 %), au Mali (97,9 %) et au Soudan (96,2 %), presque toute l’eau prélevée sert à l’agriculture. C’est aussi le cas dans les grandes régions irriguées d’Asie : le Pakistan (94,0 %), l’Iran (92,2 %) et l’Inde (90,4 %). L’Égypte (79,2 %), la Grèce (80,1 %), l’Australie (69,3 %), le Japon (67,7 %), avec ses rizières, l’Espagne (65,2 %) et la Chine (64,4 %) sont au-dessus de la médiane.
En Europe du Nord, l’industrie et les villes dominent. La France n’affecte que 10,9 % de ses prélèvements à l’agriculture (145e sur 179) : 69,1 % vont à l’industrie, surtout au refroidissement des centrales nucléaires, et 20,0 % aux réseaux municipaux. La part agricole est encore plus faible au Canada (7,5 %), aux Pays-Bas (3,7 %), en Allemagne (1,4 %) et en Belgique (1,1 %), quand l’Italie (49,7 %), les États-Unis (39,7 %) et la Russie (28,8 %) sont dans une position intermédiaire. Monaco, les Maldives et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ne prélèvent rien pour l’agriculture. L’évolution française est retracée dans la série 1992-2018 des prélèvements agricoles en France.
Note méthodologique : une part agricole faible ne signifie pas une agriculture peu développée, mais une agriculture qui irrigue peu, souvent grâce à des pluies suffisantes, ou un pays où les autres usages prélèvent beaucoup. Les volumes totaux sont présentés dans le classement des prélèvements totaux d’eau douce, la valeur produite par l’eau d’irrigation dans la carte de l’efficacité de l’eau d’irrigation, et l’eau disponible dans la carte des ressources en eau douce par habitant. Chypre est laissée en gris : la source lui attribue 0 % en 2018, contre 62,0 % en 2017, et ses trois parts sectorielles ne totalisent que 44,8 %, ce qui trahit une erreur. Les pays en gris, comme Taïwan ou le Kosovo, n’ont pas de donnée. Les petits États, invisibles à l’échelle du monde, sont signalés par un point. Source : FAO (AQUASTAT), via la Banque mondiale (CLEAR Water) ; fond de carte : Natural Earth (domaine public).








