Revenus des médecins libéraux : femmes et hommes par spécialité en 2021

SANTÉ · REVENUS · FRANCE · 2021

Revenus des médecins libéraux : femmes et hommes par spécialité en 2021

89 500 €revenu annuel moyen des femmes médecins libérales
148 400 €celui des hommes
−39,7 %d’écart pour les femmes, toutes spécialités confondues
19 sur 19spécialités où les femmes gagnent moins, de 27 % à 44 %
FemmesHommes
Source : DREES, Insee-DGFiP-CNAM, revenu d’activité annuel moyen des médecins libéraux conventionnés, par sexe (2021)France Statistiques

En 2021, les femmes médecins libérales ont tiré en moyenne 89 500 euros de leur activité, contre 148 400 euros pour les hommes, d’après la DREES : elles gagnent 39,7 % de moins. Il s’agit du revenu d’activité (libéral et éventuel salaire), net des charges professionnelles et avant impôt. Le graphique compare femmes et hommes dans chacune des 19 spécialités ou groupes de spécialités ; l’écart figure sous le nom de chaque spécialité. Le revenu de l’ensemble des médecins est présenté dans le classement des revenus des médecins libéraux par spécialité.

L’écart existe dans toutes les spécialités, de 26,8 % à 43,5 %. Il est le plus faible chez les anatomopathologistes (26,8 %), les anesthésistes-réanimateurs (26,9 %), les radiothérapeutes (28,4 %) et les radiologues (29,6 %). Il est le plus fort chez les gynécologues-obstétriciens (43,5 % : 88 900 euros pour les femmes, 157 300 pour les hommes), les ophtalmologistes (42,3 % : 134 000 contre 232 200), les autres spécialistes (42,2 %) et les pédiatres (41,2 % : 73 100 contre 124 300). Chez les médecins généralistes, les femmes gagnent 77 500 euros et les hommes 115 000, soit 32,6 % de moins.

Les femmes radiothérapeutes sont les mieux rémunérées, avec 332 400 euros : c’est plus que les hommes de n’importe quelle autre spécialité. Viennent ensuite les femmes médecins nucléaires (216 000 euros). À l’autre bout, les femmes rhumatologues (69 900), psychiatres (70 800), pédiatres (73 100) et généralistes (77 500) ont les revenus moyens les plus bas.

Ces écarts ne mesurent pas une différence de rémunération « à travail égal ». Ce sont des écarts bruts : ils ne tiennent compte ni de l’âge, ni de l’ancienneté d’installation, ni du temps de travail, ni du secteur de conventionnement, qui diffèrent entre femmes et hommes. L’écart d’ensemble (39,7 %) dépasse celui de 15 des 19 spécialités, ce qui suggère qu’une partie s’explique par la répartition des femmes et des hommes entre spécialités plus ou moins rémunératrices.

Note méthodologique : les données proviennent de l’appariement Insee-DGFiP-CNAM, qui associe à chaque médecin libéral son activité et ses déclarations fiscales. Le champ couvre les médecins conventionnés de 70 ans ou moins, installés avant 2021 et ayant déclaré un revenu libéral, en métropole et dans les DROM ; les remplaçants sont exclus. Les revenus sont en euros courants. Les chirurgiens forment un seul groupe. ¹ Les autres spécialistes regroupent la médecine interne, médecine génétique, médecine physique et de réadaptation, neurologie, gériatrie, néphrologie, endocrinologie et hématologie. Le revenu de l’ensemble de chaque spécialité, indiqué au survol, reprend pour les radiologues et les médecins nucléaires l’affectation de la publication de la DREES (Études et Résultats n° 1322), le fichier diffusé intervertissant ces deux lignes ; les revenus des femmes et des hommes ne sont pas concernés. Source : DREES, Les revenus des professionnels de santé libéraux, 2017 et 2021 (mise à jour de septembre 2026).

↓ TÉLÉCHARGER
SOURCE
DÉTAILS
SOURCEDREES — Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
DATASETLes revenus des professionnels de santé libéraux (appariement Insee-DGFiP-CNAM 2017 et 2021)
PAYSFrance (métropole et DROM)
PÉRIODERevenus de l’année 2021
UNITÉrevenu d’activité annuel moyen (libéral + salarié) des femmes et des hommes, en euros courants, net de charges professionnelles, avant impôt
ÉCHANTILLONmédecins libéraux conventionnés de 70 ans ou moins, installés avant 2021 · 19 spécialités ou groupes