SANTÉ · REVENUS · FRANCE · 2021
Classement des revenus des médecins libéraux par spécialité en 2021

En 2021, un médecin libéral a tiré en moyenne 124 000 euros de son activité, d’après la DREES. Ce revenu est net des charges professionnelles (loyer du cabinet, personnel, matériel, cotisations), mais avant impôt sur le revenu ; il additionne le revenu libéral (114 700 euros en moyenne) et l’éventuel salaire d’une activité à l’hôpital ou dans un centre. La moitié des médecins libéraux gagnent moins de 100 100 euros. Les boutons permettent de comparer les médecins conventionnés en secteur 1 (tarifs fixés par l’Assurance maladie, 115 000 euros en moyenne) et en secteur 2 (dépassements d’honoraires autorisés, 149 000 euros).
Les spécialités des plateaux techniques dominent le classement. Les radiothérapeutes arrivent largement en tête avec 417 400 euros par an, devant les médecins nucléaires (283 300 euros) et les radiologues (212 600 euros). Ces spécialités reposent sur des équipements lourds dont l’activité est très rémunératrice. Suivent un groupe autour de 190 000 euros : les ophtalmologistes (191 900), les anesthésistes-réanimateurs (191 700), les anatomopathologistes (189 400) et les oncologues médicaux (187 000), puis les chirurgiens (178 300) et les cardiologues (163 000).
Les médecins généralistes gagnent 98 300 euros en moyenne, sous la moyenne de l’ensemble des médecins libéraux. Seules quatre spécialités font moins bien : les dermatologues (96 800), les psychiatres (92 700), les rhumatologues (92 100) et, en dernière position, les pédiatres (88 300). Un radiothérapeute gagne ainsi en moyenne 4,7 fois plus qu’un pédiatre.
Les écarts sont aussi très forts à l’intérieur des spécialités. Chez les radiothérapeutes, les 10 % les moins bien rémunérés gagnent moins de 53 300 euros et les 10 % les mieux rémunérés plus de 919 800 euros. Le secteur 2 rapporte davantage dans la plupart des spécialités, comme l’ophtalmologie (213 500 euros contre 150 100 en secteur 1) ou la gynécologie-obstétrique (126 600 contre 96 700), mais pas partout : les pneumologues de secteur 1 gagnent plus que ceux de secteur 2 (135 500 contre 111 000). Les femmes médecins libérales déclarent en moyenne 89 500 euros, 40 % de moins que les hommes (148 400) ; l’écart tient en partie à la spécialité exercée, à l’ancienneté et au temps de travail (voir la comparaison des revenus des femmes et des hommes par spécialité).
Entre 2017 et 2021, le revenu moyen a peu progressé : +0,6 % par an une fois l’inflation déduite (115 200 euros en 2017). Les oncologues médicaux ont le plus gagné (+4,9 % par an), quand les anesthésistes-réanimateurs (−2,7 %), les rhumatologues (−2,6 %) et les radiothérapeutes (−2,0 %) ont reculé, en partie parce que de nouveaux praticiens, aux revenus plus faibles en début de carrière, se sont installés. Le revenu de 2017, les écarts entre femmes et hommes et la dispersion des revenus sont indiqués au survol.
Note méthodologique : les données proviennent de l’appariement Insee-DGFiP-CNAM, qui associe à chaque médecin libéral son activité et ses déclarations fiscales. Le champ couvre les médecins conventionnés de 70 ans ou moins, installés avant l’année observée et ayant déclaré un revenu libéral, en métropole et dans les DROM ; les remplaçants sont exclus. Les revenus sont en euros courants ; les évolutions sont calculées en euros constants. Les chirurgiens forment un seul groupe. ¹ Les autres spécialistes regroupent la médecine interne, médecine génétique, médecine physique et de réadaptation, neurologie, gériatrie, néphrologie, endocrinologie et hématologie. Dans le fichier diffusé par la DREES, les revenus moyens des radiologues et des médecins nucléaires sont intervertis ; nous retenons l’affectation de la publication de la DREES (Études et Résultats n° 1322, décembre 2024), cohérente avec les autres colonnes du fichier. Source : DREES, Les revenus des professionnels de santé libéraux, 2017 et 2021 (mise à jour de septembre 2026).








