Densité d’aides-soignantes par département en 2021

SANTÉ · PROFESSIONS DE SANTÉ · FRANCE · 2021

Densité d’aides-soignantes par département en 2021

628,3aides-soignantes salariées pour 100 000 habitants, France hors Mayotte
4,3 foisl’écart entre la Lozère (1 432) et la Seine-Saint-Denis (336), dernière de métropole
710,8la médiane départementale, très au-dessus de la moyenne nationale
65 sur 100départements situés au-dessus de la moyenne nationale
Source : DREES, base Tous salariés (Insee), effectifs au 31 décembre 2021France Statistiques

Aucun répertoire ne recense les aides-soignantes : la profession n’est pas soumise à l’obligation d’inscription qui alimente le RPPS des médecins. La DREES reconstitue donc leurs effectifs à partir de la base Tous salariés de l’Insee, en comptant les personnes dont l’emploi principal au 31 décembre est un poste d’aide-soignante. Au 31 décembre 2021, dernier millésime disponible, elles sont 423 536 en France hors Mayotte, soit 628,3 pour 100 000 habitants.

Le classement est l’inverse d’une carte des grandes villes. La Lozère arrive en tête avec 1 432,3 aides-soignantes pour 100 000 habitants, devant la Creuse (1 210,9) et le Cantal (1 130,9). En bas de tableau : la Guyane (268,3), la Seine-Saint-Denis (336,0) et les Yvelines (358,4). Sept des huit départements franciliens figurent dans le dernier tiers. La corrélation de rang entre la densité et la population du département est de −0,63 : plus un département est peuplé, moins il compte d’aides-soignantes par habitant.

Conséquence directe : la moyenne nationale est plus basse que le département médian. La médiane départementale atteint 710,8, contre 628,3 pour la moyenne, et 65 départements sur 100 se situent au-dessus de cette moyenne. La moyenne est pondérée par la population ; les départements les plus peuplés étant les moins dotés, ils la tirent vers le bas. C’est l’exact contraire de ce qu’on observe pour les médecins, où la moyenne dépasse la médiane.

Le médico-social fait la différence, pas l’hôpital. C’est pourquoi le graphique sépare trois postes. Sur les 1 432,3 de la Lozère, 771,0 relèvent du secteur social ou médico-social — EHPAD, foyers, établissements pour personnes handicapées — soit 54 % du total. La part tombe à 16 % à Paris et à 7 % en Guyane. À l’hôpital seul, l’écart entre départements se resserre nettement.

Paris illustre que les deux géographies ne se superposent pas. La capitale est première pour la densité de médecins en 2021 (894,1 pour 100 000 habitants) mais seulement 44e pour les aides-soignantes (733,8). L’image d’un miroir parfait serait toutefois trompeuse : la corrélation de rang entre les deux densités n’est que de −0,14. Les deux cartes ne s’opposent pas, elles obéissent simplement à des logiques différentes — l’implantation hospitalo-universitaire d’un côté, l’équipement en hébergement pour personnes âgées de l’autre.

Entre 2013 et 2021, les effectifs progressent de 6,5 %, mais la croissance est entièrement portée par le médico-social public (+23,0 %) tandis que l’hôpital privé en perd (−3,6 %). Les hausses les plus fortes sont ultramarines : Guyane +39,1 %, La Réunion +32,6 %. Cinq départements reculent, le Rhône en tête (−6,1 %), devant les Yvelines (−3,0 %) et la Haute-Marne (−1,8 %).

Le vieillissement de la profession est le fait le plus marquant de la série. Les aides-soignantes de 60 à 64 ans sont passées de 7 014 à 18 490 entre 2013 et 2021 (+164 %), celles de 55 à 59 ans de 37 693 à 55 810 (+48 %). Dans le même temps, la tranche des 25-29 ans a perdu 12,4 %. La part des 55 ans et plus est passée de 11,5 % à 18,1 % de l’effectif en huit ans.

Note méthodologique : les effectifs comptent les personnes physiques salariées en poste principal d’aide-soignante (PCS 526A) au 31 décembre, classées selon le département de l’établissement employeur, non selon leur domicile : un département qui héberge un hôpital de recours concentre donc des soignantes qui prennent en charge des patients venus d’ailleurs. Le champ exclut Mayotte. La somme des 100 départements s’établit à 423 525, soit onze personnes de moins que le total national publié (423 536) : cet écart figure tel quel dans le fichier de la DREES. Les densités sont calculées en rapportant ces effectifs aux populations départementales utilisées par la DREES pour ses propres densités 2021, sans standardisation par âge, alors que le besoin en aide à l’autonomie croît fortement avec l’âge. En 2021, la profession compte neuf femmes pour un homme. Source : DREES, Démographie des infirmières et des aides-soignantes, DREES Méthodes n° 15, séries 2013-2021, mise à jour du 27 mai 2025.

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SOURCE
DÉTAILS
SOURCEDREES — Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
DATASETLa démographie des professionnels de santé depuis 2012 — Aides-soignantes BTS 2013-2021
PAYSFrance hors Mayotte (métropole et DROM)
PÉRIODEEffectifs au 31 décembre 2021
UNITÉaides-soignantes salariées pour 100 000 habitants · somme des trois secteurs = total
ÉCHANTILLON100 départements · 423 525 aides-soignantes salariées

Voir ce classement sous forme de carte des départements →