DÉMOGRAPHIE · FÉCONDITÉ
Évolution de l’indice synthétique de fécondité en Afrique entre 1950 et 2023

L’indice synthétique de fécondité (ISF) en Afrique — nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie reproductive si les taux de fécondité observés restaient constants — a connu une transformation profonde depuis 1950. Il est passé de 6.52 enfants par femme en 1950 à 4.07 en 2023, soit une baisse de 2.45 enfants par femme en soixante-treize ans.
En 1950, un ISF de 6.52 témoignait d’un régime démographique pré-transitionnel, caractérisé par une forte natalité compensant une mortalité encore élevée. À mesure que les taux de mortalité infantile ont reculé, les comportements reproductifs ont évolué vers des familles moins nombreuses. En 1970, l’ISF atteignait encore 6.69, avant de baisser plus rapidement sous l’effet conjugué de l’urbanisation, de l’allongement de la scolarisation des femmes et du développement de l’accès à la contraception.
En 2000, l’ISF s’établissait à 5.2 enfants par femme, témoignant d’une transition démographique avancée. En 2023, avec 4.07 enfant(s) par femme, Afrique se situe au-dessus du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1 enfants par femme, ce qui assure le renouvellement des générations et maintient une dynamique de croissance démographique.
La baisse de la fécondité est un phénomène mondial mais dont le rythme et les causes varient fortement d’un continent à l’autre. L’éducation des filles, l’émancipation économique des femmes, l’urbanisation et l’accès aux soins de santé reproductifs sont les principaux facteurs explicatifs de cette transition. La compréhension de ces dynamiques est indispensable pour anticiper les évolutions futures des structures démographiques et adapter en conséquence les politiques sociales, économiques et éducatives.
Source : Nations Unies, Département des affaires économiques et sociales, Division de la population. World Population Prospects 2024. Données annuelles de 1950 à 2023 (estimations).






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