ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT · EAU · MONDE · 2023
Carte du monde de la capacité installée hydroélectrique en 2023
Faites glisser la carte vers la gauche ou la droite pour voir tous les pays.

Cette carte présente la capacité installée des centrales hydroélectriques, c’est-à-dire leur puissance maximale, hors stations de pompage-turbinage, en mégawatts (MW). L’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables), dont la Banque mondiale diffuse les chiffres, en recense pour 163 pays et territoires en 2023, pour un total d’environ 1,21 million de MW ; la valeur médiane est de 1 080 MW. La carte reprend les données du classement des pays par capacité installée hydroélectrique, complétées du Kosovo (110 MW). Il s’agit d’un volume : les grands pays au relief marqué et aux fleuves puissants dominent.
La Chine loin devant. Avec 370 600 MW, la Chine concentre près d’un tiers (31 %) de la capacité recensée, davantage que les quatre pays suivants réunis : le Brésil (109 903 MW), le Canada (83 138 MW), les États-Unis (71 479 MW) et la Russie (50 571 MW). Suivent l’Inde (47 336 MW), la Norvège, la Turquie, le Viêt Nam et le Japon : dix pays dépassent 20 000 MW.
En Europe, la montagne et le Nord. Hors Russie et Turquie, la Norvège arrive en tête (32 954 MW), devant la France (18 864 MW, 11e rang mondial), la Suède (16 300 MW), l’Italie (15 625 MW) et l’Espagne (13 727 MW). Les pays alpins pèsent aussi, comme l’Autriche (9 043 MW) et la Suisse (4 293 MW), quand les pays de plaine en sont presque dépourvus : 38 MW aux Pays-Bas, 8 MW en Estonie, moins de 7 MW au Danemark. L’évolution française est détaillée dans la série 2000-2023 de la capacité hydroélectrique en France.
Amérique du Sud, Asie et Afrique. Derrière le Brésil, le Venezuela (16 914 MW), la Colombie (13 211 MW), l’Argentine (10 390 MW) et le Paraguay (8 824 MW) dépassent largement la médiane. En Asie, le Laos (9 756 MW), le Tadjikistan (5 763 MW) et le Bhoutan (2 334 MW) ont des capacités considérables pour leur taille. En Afrique, l’Éthiopie (4 883 MW) devance l’Angola (3 729 MW), la république démocratique du Congo (3 172 MW) et la Zambie (3 165 MW).
Note méthodologique : la capacité installée ne dit rien de la production effective, qui dépend des pluies et de l’usage des centrales (voir le classement par production d’électricité hydroélectrique). L’IRENA compte à part La Réunion (134 MW), la Guyane (120 MW) et la Guadeloupe (11 MW) ; sur ce fond de carte, ces territoires font partie de la France, coloriée avec sa valeur de 18 864 MW, et l’infobulle de la France rappelle leurs capacités. Les pays en gris n’ont aucune capacité recensée, notamment dans la péninsule Arabique, au Sahara (Libye, Tchad, Niger, Mauritanie) et dans la Corne de l’Afrique. Les petits États, invisibles à l’échelle du monde, sont signalés par un point. Source : IRENA, via la Banque mondiale (CLEAR Water) ; fond de carte : Natural Earth (domaine public).








