ÉCONOMIE · FINANCES PUBLIQUES · MONDE · 2025
Carte du monde des recettes publiques en 2025
Faites glisser la carte vers la gauche ou la droite pour voir tous les pays.

Les recettes publiques regroupent l’ensemble des ressources des administrations publiques (État, collectivités locales, sécurité sociale) : impôts, cotisations sociales, taxes, dons reçus, revenus du patrimoine public. Rapportées au PIB, elles mesurent le poids des prélèvements et des ressources publiques dans l’économie. En 2025, d’après les estimations du Fonds monétaire international, elles atteignent 52,2 % du PIB en France, au 14e rang sur 195 pays, près du double de la valeur médiane (26,9 %). La carte reprend les données du classement des pays par recettes publiques ; voir aussi la carte du solde budgétaire.
Des niveaux hors norme dans quelques micro-États et pays pétroliers. Nauru (132,2 %), Tuvalu (111,9 %), les îles Marshall (79,8 %) et Kiribati (73,7 %), dont le PIB est très faible au regard des aides internationales et des licences de pêche, ainsi que le Koweït (73,3 %) et la Libye (71,2 %), grâce aux recettes pétrolières, se détachent. Suivent la Micronésie (60,0 %), la Norvège (59,3 %), la Dominique (57,3 %) et l’Ukraine (56,6 %), dont les recettes comprennent l’aide budgétaire internationale.
La France au deuxième rang de l’Union européenne. Seule la Finlande (53,7 %) la devance, devant l’Autriche (50,9 %), le Danemark (50,1 %), la Grèce (50,0 %), la Belgique (49,0 %), l’Italie (48,1 %), la Suède (47,6 %) et l’Allemagne (47,2 %). L’Irlande (24,2 %) a le niveau le plus bas de l’Union, car son PIB est gonflé par les profits des multinationales. Ailleurs, le Brésil (39,5 %), le Royaume-Uni (38,2 %), le Japon (36,3 %), la Russie (35,3 %), les États-Unis (30,5 %), la Chine (25,0 %), l’Arabie saoudite (23,3 %) et l’Inde (20,9 %) prélèvent nettement moins.
Des recettes très faibles dans les pays fragiles. Le Soudan (3,0 %), en guerre, Haïti (5,1 %), la Somalie (7,0 %), le Bangladesh (8,0 %), l’Iran (9,3 %) et le Nigéria (10,2 %) ont les ratios les plus bas, reflet d’une faible capacité à lever l’impôt et d’une économie largement informelle ; l’Indonésie (13,3 %) et l’Égypte (16,1 %) sont aussi en bas de l’échelle.
Note méthodologique : les chiffres de 2025 sont des estimations du FMI, susceptibles d’être révisées ; ils portent sur l’ensemble des administrations publiques. Les petits États, invisibles à l’échelle du monde, sont signalés par un point. Source : Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale, via la plateforme data360 de la Banque mondiale ; fond de carte : Natural Earth (domaine public).








