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  • Quels républicains s’identifient comme républicains MAGA ?

    Quels républicains s’identifient comme républicains MAGA ?

    POLITIQUE · SONDAGES · ÉTATS-UNIS

    Quels républicains s’identifient comme républicains MAGA ?

    Vous identifiez-vous comme un républicain MAGA ? (% des républicains)

    Source : YouGov / The Economist – janvier-mai 2025 (% des républicains)France Statistiques

    Au sein du Parti républicain américain, 52 % des membres s’identifient comme républicains MAGA, selon les sondages Economist/YouGov menés de janvier à mai 2025. 36 % rejettent cette étiquette et 12 % se déclarent incertains. Si ce chiffre global confirme la domination du courant MAGA au sein du parti, il masque de fortes disparités selon les profils socio-démographiques et idéologiques des répondants.

    Le genre constitue un premier facteur de différenciation : les hommes républicains s’identifient comme MAGA à 56 %, contre seulement 49 % chez les femmes — soit un écart de 7 points. Les femmes sont également plus nombreuses à se déclarer « pas sûres » (14 % contre 9 %), ce qui témoigne d’une plus grande hésitation à s’approprier cette étiquette politique.

    L’âge joue un rôle inverse à ce qu’on pourrait attendre : ce sont les républicains de 65 ans et plus qui affichent le taux d’identification MAGA le plus élevé, à 59 %. Les 30-44 ans sont les moins enclins à se revendiquer MAGA avec 47 % et le taux de rejet le plus fort (41 %). Cette distribution suggère que le mouvement séduit davantage les générations plus âgées ancrées dans un conservatisme traditionnel.

    L’idéologie reste le facteur le plus déterminant : parmi les républicains se définissant comme très conservateurs, 73 % s’identifient comme MAGA. À l’inverse, les républicains libéraux ou modérés ne sont que 37 %. Le niveau d’études joue aussi un rôle : les non-diplômés du supérieur (54 %) s’identifient davantage que les diplômés (49 %), ces derniers affichant le taux de rejet le plus élevé (43 %).

    Deux autres clivages ressortent : les militaires ou anciens militaires républicains atteignent 62 % d’identification MAGA, et les membres de syndicats républicains 60 % — tous deux nettement au-dessus de la moyenne. Ces chiffres illustrent la capacité du mouvement à s’imposer comme identité transversale au sein du Parti républicain, bien au-delà de ses bastions idéologiques traditionnels.

    Source : YouGov / The Economist, sondages hebdomadaires compilés du 26 janvier au 12 mai 2025. Question posée aux républicains uniquement : « Vous identifiez-vous comme un républicain MAGA ? ». Données : David H. Montgomery, The Economist.

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    🏛️ SOURCEYouGov / The Economist
    📝 AUTEURDavid H. Montgomery, The Economist
    📋 INDICATEURIdentification MAGA parmi les républicains, par profil
    ⏱️ PÉRIODE26 janvier – 12 mai 2025
    📊 UNITÉ% des républicains (Oui / Pas sûr / Non)
    🔄 MISE À JOURMai 2025
  • Espérance de vie à la naissance en France de 1740 à 2022

    Espérance de vie à la naissance en France de 1740 à 2022

    Démographie · France

    Espérance de vie à la naissance de 1740 à 2025

    Ce graphique retrace l’évolution de l’espérance de vie à la naissance en France de 1740 à 2025, séparément pour les femmes et les hommes. Sur près de trois siècles, il illustre l’une des plus grandes réussites de l’humanité : l’allongement spectaculaire de la durée de vie, passée d’environ 25-30 ans au XVIIIe siècle à plus de 85 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes aujourd’hui.

    Au XVIIIe siècle, l’espérance de vie en France est faible, non pas parce que les adultes mouraient jeunes, mais parce que la mortalité infantile et juvénile était écrasante. Un enfant sur quatre mourait avant l’âge d’un an, et près d’un sur deux n’atteignait pas l’âge adulte. Les épidémies — peste, variole, choléra, typhus — décimaient régulièrement les populations. Les famines, encore fréquentes au XVIIe siècle, se raréfient au XVIIIe mais restent une menace réelle. L’espérance de vie à la naissance oscille entre 25 et 30 ans pour les deux sexes.

    Le XIXe siècle voit une amélioration progressive, liée aux progrès de l’hygiène publique (assainissement des villes, accès à l’eau potable), aux avancées médicales (vaccination contre la variole introduite par Jenner) et à l’amélioration des conditions alimentaires. L’espérance de vie progresse lentement mais régulièrement, franchissant le seuil des 40 ans au tournant du XXe siècle.

    Le graphique révèle clairement les cicatrices des deux guerres mondiales. La Première Guerre mondiale (1914-1918) provoque une chute brutale de l’espérance de vie, particulièrement visible pour les hommes : près de 1,4 million de soldats français meurent au combat, auxquels s’ajoutent les victimes civiles de la grippe espagnole de 1918-1919, l’une des pandémies les plus meurtrières de l’histoire. La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) laisse une empreinte similaire, aggravée par les bombardements, la déportation et les famines.

    L’après-guerre marque le début d’une progression extraordinaire. Les Trente Glorieuses (1945-1975) combinent croissance économique, généralisation de la Sécurité sociale, développement de la médecine moderne (antibiotiques, vaccins, chirurgie) et amélioration générale des conditions de vie. L’espérance de vie progresse de plusieurs années par décennie. Les femmes, qui bénéficient d’un avantage biologique naturel, voient leur espérance de vie dépasser 70 ans dès les années 1960, puis 75 ans dans les années 1970.

    L’écart d’espérance de vie entre hommes et femmes se creuse progressivement durant la seconde moitié du XXe siècle, atteignant un maximum d’environ 8 ans dans les années 1990. Cet écart s’explique par des facteurs comportementaux (tabagisme, alcoolisme, accidents plus fréquents chez les hommes) et biologiques. Depuis les années 2000, il tend à se réduire légèrement, les hommes ayant adopté des comportements moins à risque.

    Aujourd’hui, l’espérance de vie en France est parmi les plus élevées du monde : environ 85-86 ans pour les femmes et 79-80 ans pour les hommes. La France se classe régulièrement dans le top 10 mondial pour la longévité féminine. Cette longévité exceptionnelle soulève toutefois des défis majeurs : financement des retraites, dépendance des personnes âgées, pression sur le système de santé. La question de l’espérance de vie en bonne santé — distincte de l’espérance de vie totale — est devenue un enjeu central des politiques publiques françaises.

    Source : INSEE, statistiques de l’état civil et estimations de population. Les données antérieures à 1900 sont issues de reconstructions historiques (Vallin J., Meslé F., INED).

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    🏛️ SOURCEInstitut national d’études démographiques (Ined)
    📚 DONNÉES HISTORIQUESBourgeois-Pichat J., 1952 (1740-1809) ; Vallin J. & Meslé F. (1810-1945)
    📊 DONNÉES RÉCENTESInsee, division des enquêtes et études démographiques (1946-2025)
    📋 PÉRIODE COUVERTE1740 – 2025
    📊 UNITÉEn années
    📌 NOTEDonnées 2023-2025 : estimations provisoires
    🔄 DERNIÈRE MISE À JOUR2025